22.8.14

La maison de Paul Eluard (suite et fin?)


Voué à la destruction, le modeste pavillon qui a hébergé les surréalistes pourrait être rénové, à condition de trouver des financements

«La maison de Paul Eluard transformée en parking?», c'est avec ce titre que, le 10 juillet, Le Figaro se faisait l'écho de la possible destruction d'une maison qui avait appartenu à Paul Eluard et qui avait été le décor de nombreuses créations surréalistes. Ce modeste pavillon de banlieue, en état de délabrement avancé, est situé à Saint-Brice-sous-Forêt, dans le Val d'Oise. L'auteur de Nadja y a vécu avec sa femme Gala et leur fille Cécile, de la fin de l'année 1920 à l'automne 1923. Le conseil municipal, sous l'égide du maire Alain Lorand, avait d'abord projeté une démolition et le terrain aurait servi à l'extension d'un parking baptisé… «Paul Eluard». La rénovation de la maison et la possibilité de la transformer en un musée, un moment évoqué, auraient coûté trop cher à la municipalité. Grâce à l'action de Monique Borde-Germain, présidente de l'association des Amis du Vieux Saint-Brice, la presse est alertée. Les articles produisent leur effet. Aujourd'hui, c'est Alain Lorand en personne, maire de Saint-Brice-sous-Forêt, qui prend son téléphone et alerte Le Figaro: «La maison de Paul Eluard ne sera pas démolie», nous informe-t-il. Visiblement sensible à l'émotion suscitée, il cède le dossier. À charge pour les ayants droits et l'association de récolter des fonds afin de conserver le site historique qui avait bénéficié d'un soutien de poids avec Les Bâtiments de France. Désormais, c'est une autre bataille qu'engage l'Association des Amis du Vieux Saint-Brice, une bataille qui n'est pas forcément plus facile à gagner, car il n'est pas aisé de rassembler des fonds pour sauvegarder les biens culturels. Un lieu symbolique Cette maison, en piteux état, a été le haut lieu du surréalisme, l'un des plus importants mouvements littéraires. C'est dans cet endroit qu'Eluard et Ernst produisirent Répétitions et Les Malheurs des Immortels. La maison a été également le cadre d'un des plus grands tableaux de la peinture, Au rendez-vous des Amis, symbole de la Révolution surréaliste, peint par Max Ernst le 5 décembre 1922 et où figurent André Breton, René Crevel, Robert Desnos, Max Morise, Georges Ribemont-Dessaignes, Jean Paulhan, Benjamin Péret, Philippe Soupault, Roger Vitrac, Jacques Rigaut, Jean Arp, Louis Aragon et Francis Picabia. Le peintre Max Ernst, ancien combattant allemand de la Grande Guerre, arrivé de Cologne avec les papiers d'Eluard, y résida de 1922 à 1923, avant le déménagement vers Eaubonne.

 SOURCE : Le Figaro du 20/08/2014


 NOTE : Le journaliste du Figaro se trompe, Rigaut, Picabia, G. Ribemont-Dessaignes, et R. Vitrac, ne figurent pas dans le tableau de Max Ernst.

Voici la liste des personnages qui y figurent :

 1. L’écrivain René Crevel (1900-1935). 2. Philippe Soupault (1897-1900). 3. Hans Arp (1887-1966). 4. Max Ernst (1891-1976). 5. Max Morise . 6. Dostoïevski (1821-1881). 7. Raphaël (1483-1520). 8. Fraenkel 9. Eluard (1895-1952) 10. Paulhan (1884-1968) 11. Benjamin Péret (1899-1959) 12. Louis Aragon (1897-1982) 13. André Breton (1896-1966). 14. Baargeld (écrivain et plasticien allemand dadaïste)  15. Giorgio de Chirico (1888-1978) 16. Gala Eluard 17. Robert Desnos (1900-1945)

21.8.14

Des nouvelles de l'AGS

 Suisse : le «tourisme de la mort» multiplié par deux entre 2009 et 2012


Le nombre d'étrangers se rendant en Suisse pour se donner la mort a été multiplié par deux entre 2009 et 2012, les Allemands et les Britanniques arrivant largement en tête, selon une étude publiée ce jeudi. La Suisse est l'un des très rares pays au monde à autoriser l'aide au suicide dès lors que celle-ci ne se fonde pas sur un mobile «égoïste». Cette aide est apportée de façon passive en procurant par exemple les médicaments permettant à une personne de mettre fin à ses jours. En étudiant les données de l'Institut médico-légal de Zurich, des chercheurs suisses et britanniques ont pu déterminer que 611 étrangers non résidents originaires de 31 pays avaient bénéficié d'une assistance à mourir en Suisse entre 2008 et 2012. Parmi elles figurent 268 Allemands et 126 Britanniques, les Français arrivant en troisième position avec 66 patients. Récemment, Nicole Boucheton, la responsable de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) s'était exilée pour mourir selon ses propres volontés. Après une baisse entre 2008 et 2009, le nombre global des suicides assistés commis par des personnes non résidentes en Suisse a été multiplié par deux entre 2009 et 2012, avec des hausses particulièrement nettes pour des pays comme l'Italie (22 cas en 2012 contre 4 en 2009) et la France (19 en 2012 contre 7 en 2009).

 Les maladies neurologiques en tête des raisons invoquées

Les décès sont provoqués par l'absorption de pentobarbital de sodium - également utilisé à fortes doses dans l'euthanasie vétérinaire -, à l'exception de quatre personnes qui ont inhalé de l'helium, une méthode qui a suscité un vif émoi en Suisse en 2008 car jugée trop longue et trop douloureuse. Dans les raisons invoquées par les candidats au suicide assisté, les problèmes neurologiques arrivaient en tête (près de la moitié des cas) devant les cancers et les affections rhumatismales. Un tiers indiquait souffrir de plus d'une pathologie. L'étude relève une tendance à l'augmentation des maladies non mortelles ou des maladies qui ne sont pas arrivées en phase terminale, mais juge prématuré d'en tirer des conclusions en attendant des travaux supplémentaires sur les raisons conduisant les Suisses à recourir au suicide assisté. L'âge des personnes concernées s'étalait de 23 à 97 ans, avec un âge moyen de 69 ans. Les auteurs de l'étude estiment que le développement du «tourisme de la mort» en Suisse a entraîné un vif débat dans plusieurs pays limitrophes dont certains envisagent désormais de modifier leurs législations. «Le grand public se rend compte lentement qu'il est plutôt gênant intellectuellement, mais aussi moralement, de laisser un autre pays faire le sale boulot à sa place» reconnaît le Dr Charles Foster, de l'Université d'Oxford, l'un des auteurs de l'étude.

SOURCE : Le Parisien du 21/08/2014

12.8.14

Carpe Diem



63. Robin Williams (acteur et humoriste américain),
21 juillet 1951 - 11 août 2014. suicide par pendaison.

23.7.14

10.7.14

« Disparaître c'est réussir. » (Paul Eluard)



La maison de Paul Éluard transformée en parking ?
Le père du surréalisme y vécut de 1920 à 1923. Ce pavillon modeste fut le cadre du célèbre tableau Au rendez-vous des amis peint par Max Ernst. La mairie juge la rénovation trop coûteuse.

C'est une modeste maison de banlieue, de 50 m2 à peine, qui paraît délabrée à la vue des volets mangés par la rouille. Mais elle a été traversée par le vent de l'histoire. Dans la petite ville de Saint-Brice-sous-Forêt, une commune du Val-d'Oise composée de 18. 000 âmes, est passé un certain Paul Éluard. Le père du surréalisme a vécu dans la maison en question. Son père, Eugène Grindel, l'avait acquise. L'auteur de La Courbe de tes yeux, avait déjà une certaine notoriété en poésie quand il s'y installa avec sa femme, Gala, et leur fille, Cécile, de la fin de l'année 1920 à l'automne 1923.

Partout ailleurs, et pour la seule raison qu'elle ait été habitée par l'un des plus grands écrivains français, une telle maison aurait fait l'objet d'attention, elle aurait peut-être même été transformée en musée… D'ailleurs, on y avait pensé, puisqu'une plaque avait été apposée l'année dernière: «Maison Paul Éluard. Monsieur Alain Lorand, maire de Saint-Brice-sous-Forêt et son équipe ont le plaisir de vous informer que cette maison sera rénovée et deviendra la Maison du patrimoine.»

Un parking baptisé… Paul Éluard!
Mais voilà, à la fin du mois de juin 2014, le conseil municipal a voté une délibération qui vise à la démolition de cette maison. Il est question d'en faire un parking. Cette information nous est donnée par Monique Borde-Germain, présidente de l'association des Amis du vieux Saint-Brice, qui se bat pour éviter cette catastrophe. Contactée par Le Figaro, la mairie a confirmé ce projet de démolition. Raison invoquée: crise oblige, il est hors de question d'investir ce lieu, cela coûterait trop cher aussi bien en rénovation qu'en gestion d'un éventuel musée. Le conseil municipal a bien cédé sur un point: le parking sera baptisé Paul Éluard! On entend même dans les couloirs dire que, finalement, cette maison n'a aucune valeur.

Aucune valeur? Sur le plan architectural, peut-être. Mais un peu d'histoire littéraire s'impose, s'insurge Monique Borde-Germain. Et de raconter: «C'est dans cette maison qu'Éluard et Ernst produisirent Répétitions et Les Malheurs des Immortels», rappelle-t-elle. D'ailleurs, elle est située dans une zone protégée par les Bâtiments de France. Mieux: ses murs respirent l'art et le talent. Elle a été le cadre d'un des plus grands tableaux de la peinture, symbole de la «révolution surréaliste», Au rendez-vous des Amis, peint par Max Ernst le 5 décembre 1922, où se réunissaient André Breton, René Crevel, Robert Desnos, Max Morise, Georges Ribemont-Dessaignes, Jean Paulhan, Benjamin Péret, Philippe Soupault, Roger Vitrac, Jacques Rigaut, Jean Arp, Louis Aragon et Francis Picabia.

Monique Borde-Germain ajoute un autre fait historique: le peintre Max Ernst, ancien combattant allemand de la Grande Guerre, arrivé de Cologne avec les papiers d'Éluard, y résida de 1922 à 1923, avant son déménagement vers Eaubonne.

Aujourd'hui, il semble bien que cette maison est vouée à la disparition. La mairie comme l'association campent sur leur position. Cela pourrait se terminer devant un tribunal. Espérons que la petite ville de Saint-Brice-sous-Forêt ne se transforme pas en Capitale de la douleur.

SOURCE : Le Figaro du 10 juillet 2014 par Mohammed Aissaoui





14.5.14

Searching for Malik


36. Malik Bendjelloul (réalisateur et documentariste),
14 septembre 1977-13 mai 2014. suicide.

14.4.14

Ce soir, allumez votre télévision!!


Ce soir sur France 2 à 00H25 diffusion du Feu follet de Louis Malle. On s'interroge sur l'horaire tardif de cette diffusion, mais vous pouvez toujours programmer vos box, si vous n'êtes pas d'humeur à veiller. J'envie celles et ceux qui vont découvrir pour la première fois l'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma français du XXème siècle. Ne ratez pas ce rendez-vous sous aucun prétexte!

"Maintenant je suis Mort, je suis là, immobile, et j'avance, immobile, j'avance vers vous, qui commencez déjà à m'oublier."


Bertrand Delcour, sans date, pic by Jérôme Bouchet (?)


MONTMORILLON TERMINAL
L'écrivain Bertrand Delcour est mort à 52 ans chez lui à Montmorillon, dans son sommeil, dans la nuit du 7 au 8 avril 2014, quelques jours après la disparition de l'écrivain PierreAutin-Grenier. Je n'ai jamais rencontré Bertrand Delcour, mais nous nous considérions comme des amis. Depuis 2007, nous entretenions cette amitié par Myspace, puis Facebook, e-mails et de longues conversations téléphoniques nocturnes. Je savais qu'il se battait contre un cancer comme le guerrier farouche qu'il était. Devant la maladie, B.D. me faisait penser à Don Lope de Aguirre aka Klaus Kinski dans Aguirre, la colère de Dieu, le film de Werner Herzog. Il y a quelques mois, il avait hurlé victoire après une belle rémission. D'ailleurs, il n'est pas sûr que ce soit le crabe qui ait gagné, puisque B.D. s'est juste endormi sans se réveiller. Mourir dans son sommeil chez soi entouré de ses livres (B.D. possédait 5000 ouvrages…) n'est pas la même chose que crever seul médicalisé dans la lumière verdâtre d' une chambre d'hôpital. C'est toujours triste pour ceux qui restent, mais c'est une belle mort pour celui qui part. B.D. avait quitté Paris au début des années 2000 pour se mettre "au vert", un isolement volontaire, mais on n'est jamais seul avec les meilleurs livres et sa connaissance littéraire était immense, ses goûts en la matière étaient sûrs. Il s'était même battu pour faire sortir des oubliettes littéraires certains écrivains qui ne méritaient pas ces cachots de l'oubli, comme par exemple le magnifique Georges Hyvernaud, pour lequel il avait une tendresse particulière. Son érudition littéraire était totalement subjective et passionnée, comme devrait l'être toute érudition. Il aimait aussi les poètes toxiques écorchés vifs comme Jacques Rigaut ou Roger Gilbert-Lecomte, l'âme brûlante des Phrères simplistes du Grand Jeu, explorateur de l'hypersensible avec les stupéfiants pour véhicules. Lors d'un pèlerinage du côté de Pernety dans le bar de la sainte Mme Firmat qui avait recueilli Roger Gilbert-Lecomte à la fin de ses jours, B.D. m'avait raconté, que le téléphone sur le comptoir avait sonné plusieurs fois, et qu'à chaque fois que le patron du bar décrochait, il n'y avait personne au bout du fil. Quand B.D. m'avait raconté cette anecdote, des frissons m'avaient parcouru l'échine. Un jour, j'ai suivi le conseil de Lautréamont : « Allez-y voir vous-même, si vous ne voulez pas me croire. » Le bar de Mme Firmat n'existait plus. Comme Roger Gilbert-Lecomte, B.D. ne cachait pas sa passion pour les opiacés. Il a écrit beaucoup de choses pertinentes sur un sujet rabâché, dont ces formidables rêveries d'un toxicomane solitaire parues chez Allia en 1997. Il s'est aussi penché sur l'Internationale situationniste, se permettant même de se moquer du pape situationniste Guy Debord, qui n'a pas bien compris l'insistance presque amoureuse de ce jeune homme halluciné. On le retrouvera alors en protagoniste actif du mystérieux mouvement de la Banalyse qui tenait ses congrès chaque année au mois de juin dans une gare presque désaffectée du Puy-de-Dôme. B.D. trouvait le temps d'écrire des romans noirs comme le beau Mezcal Terminal, objet littéraire non identifié dans l'univers très cloisonné du polar. Son plus beau livre paraît-il s'appelle Pourquoi nous sommes morts. J'ai la chance de ne pas l'avoir encore lu. Il est introuvable, épuisé ou pilonné. J'espère qu'un éditeur intelligent et audacieux lira ces lignes et entamera la réédition des livres et des textes inédits de B.D.. Ce serait lui rendre le plus bel hommage. Je n'ai jamais rencontré Bertrand Delcour, mais il fut pour moi un de mes amis les plus précieux. Ce soir, il me manque terriblement. Sans lui ce monde sera très probablement encore plus médiocre qu'il ne l'était auparavant.

JLB




COMMUNIQUE DE SON AMI JÉRÔME BOUCHET
"Bertrand est mort dans son sommeil dans la nuit du 7 au 8 avril .Je lui avais parlé l'après-midi il était de très bonne humeur, c'est donc une "consolation" plutôt qu'une affreuse agonie à l'hosto. La crémation a eu lieu ce matin, j'ai fait jouer "sad song" de Berlin et la 7ème de Beethoven deux de ses musiques fétiches.Ca a été très dur évidemment...Son urne sera mise au caveau familial de Vendeuvre du Poitou à 16h ce lundi. Le même cimetière que Foucault!!!! Voilà je sais qu'il a beaucoup d'amis à Paris, je vous engage à vous réunir pour faire une soirée joyeuse et punk comme il aimait. Voilà heureusement il y a ses livres et son souvenir marquant d'intelligence, d'érudition et de gentillesse entre autres. Bien sur nous allons faire en sorte que ces notes, écrits divers, conférences, etc...soient gardés et accessibles en une forme encore à définir avec sa famille. N'hésitez pas à me laisser des messages. Amitiés à tous."


E-MAILS DE BD. à JLB
"ce 6 novembre 2009 ...
J'y pense tous les jours.
J'ai revu le "Feu Follet" il y a 4 jours, j'ai été malheureux comme les pierres : c'est une "hypothèse de moi"; que je ne connais que trop; mais dont j'ai bifurqué.
Le suicide reste à la boutonnière, mais j'ai froid, elle est retournée.
B*D*"


t'es toujours vivant ????
...je voudraIS avoir de tes nouvelles.
bertrandelcour@aol.fr
à la boutonnière,
B*D*


"...comment on fait pour écrire sur ton mur.....
....espèce de Préservé, va.
Avec tout mon Amour,
El Hombre Invisible.
ps - My next Opus is down maybe chez Allia in June. Enjoy."



Mon cher J.LB.
...si tu savais ne serait-ce qu'un dixième de ce QUE J'AI APPRIS à SAVOIR sur Parvulesco, et dont le gros dossier dort chez un mien avocat, tu serais moins enthousiaste....
ce qui est fort plaisant.....
...c'est que pour un conspirateur chevronné qu'il prétendait être, il m'a fallu 15 jours pour avoir son adresse, son numéro de code, et sa ligne privée. Idem pour Debord, du reste."
...pour Debord, c'était du Courteline : le FACTEUR du centre-ville d'Arles était alcoolique ( comme celui de Van Gogh je suppose ) et amoureux de ma belle-sœur de l'époque, laquelle briefée par mes soins l'a saoulé et enturbanné.... Le lendemain, Papy Debord j'avais ses 4 numéros de téléphone, ses adresses multiples et variées.... Et pendant UN AN il a demandé à Martos si j'émargeais à la DGSE ou à la CIA.
J'émargeais à l'anisette.
...pour sûr que ce genre d'élément "qu'on ne saurait négliger" (etc...etc...) ne se trouve ni dans un Kriegspiel, ni au Jeu d'Echec, ni au Go, ni à queue ni caisse.
Ca fait trop Second Empire et/ou Général Boulanger.
.beaucoup trop, hélas. S'il avait été moins génétiquement OAS, il aurait été totalement génial dans ses esciptzs.
Mais ceci est, naturellement, une autre paire de couilles.



Mon Cher J.L.B.
Puisque vous achevez cet Ouvrage "essentiel" sur J. Rigaut, prenez bien GARDE d'une chose, que j'ai constaté parfois en ces Revisites Extrèmes :
N'allez pas imiter votre Héros jusqu'au bout !!!
Sur Quatre individus qui voulurent écrire une Bio de BOVE, 2 se sont sioucidé et un 3e est fou. Le 4e a pu survivre.
Du CALME cependant -je ne Veux Point vous terroriser : J'ai moi-même écrit un Essai (tjrs Non Publié) sur F. Augiéras; et je ne suis ni à l'Hospice ni Cardiaque au dernier degré.
Avez-vous lu l'Autobiographie de Ronet ? (publiée dans années 70, invendu total).
Enfin, gare... N'oubliez pas de VOUS EJECTER de la "Trajectoire" au BON moment -et vous aurez Réussi...
Cordialement Vôtre,
B*D**


Mon Cher J.L.B.
Avez-vous lu le magnifique livre de Joao Pinto de Figueiredo : "La Mort de Mario de Sà-Carneiro" (Ed; de la Différence - "Latitudes" -1992). Bcp de similarités dans l'obsession, bcp de points communs dans "L'Esprit du Suicide" avec J.R. C'est même un livre assez terrifiant.
Vous trouverez à peu près tout Sà Carneiro mort en 1916 à 26 ans, Grand Ami de Pessoa, (dont la Mort a BRISé la Vie...) chez La Différence....
(au cas Où...évidemment!)
B*D**

Mon Cher J.L.B.
Vous savez que j'ai "failli" écrire un Livre sur Gilbert-Lecomte. J'ai pu connaître le Café vers Pernety où il a fini ses jours, avant sa Destruction...Et il s'est passé des "Phénomènes Paranormaux" assez Gigantissimes... Ca m'a choqué - j'ai Tout arrêté (du livre sur)...
B*D**




QUELQUES STA-TUES FB DE B*D** + OU - CHRONOLOGIQUES
"Quand j'écoute du Chostakovitch, j'ai envie d'envahir la Crimée..." (25 mars 2014)

Je remercie cordialement tous ceux et celles qui ont bien voulu se souvenir que j'avais atteint l'âge canonique de 52 ans..... (15 octobre 2013)

Si vous souffrez d'un cancer vous êtes confrontés à deux types de toubibs.
1 - Les Waffen S.S., qui détiennent le pouvoir et dont le rôle est de vous écraser la gueule, et c'est très facile.
2 - Les êtres humains, dont le job consiste à vous maintenir vivant le plus possible, et à vous comprendre.
Vous oscillerez toujours entre ces deux partis, l'essentiel étant de passer de l'un à l'autre le plus rapidement possible." (22 février 2013)

"Les deux premières chimios ont été excellentes. Les marqueurs sont tombés de 500 à 180. Venceremos !!!" (9 avril 2013)

"Au fond, tout ceci n'a aucune espèce d'importance sur Facebook." (6 mars 2013)
"J'aime par dessus tout les chats, parce qu'il n'y a pas de chats policiers." (statut du 15 janvier 2013)

"recherche un éditeur pour republier "Pourquoi nous sommes morts". S'adresser ici, à la maison mère..." (statut du 15 janvier 2013)

"Je me suis amusé à mettre 6 ou 7 morceaux de musique pure pour voir où Facebook en était avec ses oreilles. J'ai volontairement choisi des pièces extraordinaires : l'adagio assai du concerto en sol, le 9 eme quatuor de Chostakovitch, La Muse et le Poète de Saint-Saens etc... Le résultat est un triple zéro. Je suis ravi. Vous êtes tous des porcs et méritez de finir comme des cochons. Mangez vos patates et soyez sourds." (statut du 29 janvier 2013)

"La France, en tête des suicides par tête de pipe en Europe et des consommations de neuroleptiques. Avec ça la prise d'alcool qui fait plus de 40.000 morts par an. Mais Dieu merci, les drogues sont interdites. Circulez, il y a rien à voir." (statut du 8 février 2013)

"Maintenant je suis dans ma tombe d'un cimetière de village.

Maintenant je suis Mort, je suis là, immobile, et j'avance, immobile, j'avance vers vous, qui commencez déjà à m'oublier.

Mais je suis déjà si près de vous que je pourrais encore vous toucher." (statut 7 janvier 2013)

"Je suis fatigué que mes meilleurs livres disparaissent des plate-forme de vente. La vérité est qu'ils n'ont pas été réédités. Mais c'est une chose qui n'aura qu'un temps. On sait bien à partir de quand on réédite les ouvrages d'auteurs momentanément oubliés." (statut du 7 janvier 2013)

"Depuis trois mois que je bois comme un Templier et fume comme un pompier, je passe au scanner hier, et j'ai strictement RIEN, ça va même mieux qu'avant, proportions gardées. Moralité : immoralité totale, Sadienne & tutti quanti..." (statut du 25 octobre 2012)

"Pour savoir écrire, il faut avoir lu, et pour savoir lire, il faut savoir vivre." (statut du 28 aout 2012)
"POUR le moment je suis toujours vivant, caramba !" (18 aout 2012)

"Je me souviens de l'an 1984. La schnouffe, le champagne et les top models amies au Café Costes. Les longues nuits dans le délire des libertés grandes. Les rencontres hautement situationnistes; jusqu'au bout de la nuit. Le speed, l'opium, les flics complices sur la place des Innocents. J'ai eu mon compte de Liberté Libre." (statut du 12 décembre 2012)

"Je ne vous souhaite pas une "bonne année", ça ne sert à rien. Certains d'entre vous feront des choses abjectes, d'autres mourront, d'autres survivront mais pire que morts, enfin le monde continuera dans sa folie ploutocrate, et vous serez les pantins plus ou moins heureux de cette folie misérable. ainsi soit-il." (30 décembre 2011)

"s'est encore foutu sur la gueule avec un jeune paire de famille dans un bar, pour des raisons de haine sociale totalement évidentes. Et ainsi de suite. Je pense pas qu'on cesse jamais d'être punk, même cinquantenaire." (30 décembre 2011)

- "Connais-tu quelque chose de l'imbécile qui signe B. Delcour ? Il vient d'essayer TROIS FOIS, malgré des refus très offensants, de me téléphoner à Champot. Et comment peut-il avoir le numéro ? Classe cet insistant taré dans tes archives" - Guy Debord, lettre à JF Martos de 1989." (16 décembre 2011)

"- j'ai sonné, et quand Hubert Selby Jr m'a ouvert la porte c'était, voyez-vous, VRAIMENT comme si Dostoievski ou Nerval m'ouvraient; et là, j'ai tout à fait cru que j'allais me trouver mal." (15 décembre 2011)

"se souvient de la chambre de Jean Genet à l'Hôtel du Banquier, quand il allait lui ramener du Nembutal, l'hiver. C'était il y a fort longtemps, ailleurs, et presque partout -hors du monde." (4 décembre 2011)

"....dormir...nous dormirons les skis aux pieds (Jacques Rigaut )." (3 décembre 2011)

"....quand je sors dans la rue, "génocide" est le premier mot qui me vient à l'esprit." (14 janvier 2011)

"est mort demain, raide mort." (14 avril 2009)

"........je crois que la dévaluation du mot, sa pourriture, n'a jamais été aussi flagrante que sur FaceBook. J'étais venu pour vérifier ça. J'en repars plein de documents précieux sur tout et tous. J'ai comme Zola mes dossiers. Continuez à manger votre merde en "faisant des mines". Now, j'appuie sur le siège éjectable avant le crache; bastante; ******************" (8 avril 2009)

"se complait comme Lacenaire en la plus détestable compagnie : Soi même." (22 aout 2009)
"C'est une chose fameuse que d'être infâme dans un monde abject" -- B*D* (22 février 2009)
"Dans un sfumato propice j'aiguise mes textes délétères et répugnants , non-politiquement corrects... Juin 2008." (22 novembre 2008)

17.3.14

L'âme transparente



"J'ai avancé un gros roman, publié deux ou trois longs poèmes, écrit une nouvelle dont le héros est Jacques Rigaut, vous rappelez-vous ce personnage, au corps opaque et à l'âme transparente."
(Lettre de Pierre Drieu la Rochelle à Jean Boyer du 13 janvier 1923)

28.2.14

Un an et (presque) un jour



Daniel Darc au Paléo Festival Nyon (Suisse) le 25 juillet 2008

24.2.14

Nouvelle formule



"Je ne voudrais pas qu’on me tînt pour un personnage cynique." (Jacques Rigaut)
France Culture et les cyniques 


21.2.14

Reflets



Kiev, 2013. Photo : Kostyantyn Chernichkin.

« Et maintenant, réfléchissez, les miroirs » (Jacques Rigaut)

18.2.14

In love


Extrait d'une lettre inédite de Pierre Drieu la Rochelle

3.2.14

Dead at 46, Philip Seymour Hoffman



"Les stupéfiants se passent de justification." (Jacques Rigaut)

29.1.14

Humour noir


Bertrand Beyern (Photographie : Geoffrey Le Guilcher)

Bertrand Beyern : “L’humour noir est un humour de résistance”
"Cela part de Jacques Rigaut ou Jacques Vaché, des types qui se firent sauter la cervelle à 25 ans. Ils vont accéder à une sorte de notoriété avec André Breton qui les évoque dans son Anthologie de l’humour noir. Son texte paraît en 1939 et se trouve censuré par Vichy. Ce bouquin présente une trentaine de grands noms majoritairement du début du XXe siècle. Pour la première fois, il y a dans un titre ce concept d’humour noir. Après, on peut discuter pendant des mois, on tombera toujours sur la phrase de Desproges : “On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui.”"

Pour lire l'article cliquez ici

16.1.14

Petite visite à des amis




 Tombe Jacques Rigaut, cimetière Montmartre, jeudi 16 janvier 2014.
 Quelqu'un(e) a eu la délicate attention de fleurir la dernière demeure de JR.





 Tombe Daniel Darc, cimetière Montmartre, jeudi 16 janvier 2014.
 "Quand on est mort /Que reste t-il ?/quelques bouquets de roses inutiles/ bien trop fragiles"
  La pluie qui tombe, album "Crève-cœur", 2004.

23.12.13

Les vœux de bonne année



Bonnes fêtes à toutes et à tous.

JLB


Les vœux de bonne année
D’année en année
Sont moins long à rédiger
Moins nombreux à poster
À poster

Embrasés autrefois
Nos cœurs presque froids
De battre hésitent parfois
Une prière s’élève et croît
Je crois

Le chemin est étroit
On s’y blesse parfois
On peut y voir du bas
Immobile bien droit
Un homme il pense à quoi
Personne ne le saura

Les vœux de bonne année
D’année en année
Font de nous des damnés
Comment pourrions-nous résister ?
Résister

Alors écoute bien
C’est l’histoire je crains
Pourtant comment faire
Pour éviter l’enfer
L’enfer

Le chemin est étroit
On s’y blesse parfois
On peut y voir du bas
Un homme il pense à quoi
Immobile bien droit
Jamais personne ne le saura

Les vœux de bonne année
D’année en année
Sont moins long à rédiger
Les vœux de bonne année
D’année en année

Sont moins long à rédiger