28.2.14

Un an et (presque) un jour



Daniel Darc au Paléo Festival Nyon (Suisse) le 25 juillet 2008

24.2.14

Nouvelle formule



"Je ne voudrais pas qu’on me tînt pour un personnage cynique." (Jacques Rigaut)
France Culture et les cyniques 


21.2.14

Reflets



Kiev, 2013. Photo : Kostyantyn Chernichkin.

« Et maintenant, réfléchissez, les miroirs » (Jacques Rigaut)

18.2.14

In love


Extrait d'une lettre inédite de Pierre Drieu la Rochelle

3.2.14

Dead at 46, Philip Seymour Hoffman



"Les stupéfiants se passent de justification." (Jacques Rigaut)

29.1.14

Humour noir


Bertrand Beyern (Photographie : Geoffrey Le Guilcher)

Bertrand Beyern : “L’humour noir est un humour de résistance”
"Cela part de Jacques Rigaut ou Jacques Vaché, des types qui se firent sauter la cervelle à 25 ans. Ils vont accéder à une sorte de notoriété avec André Breton qui les évoque dans son Anthologie de l’humour noir. Son texte paraît en 1939 et se trouve censuré par Vichy. Ce bouquin présente une trentaine de grands noms majoritairement du début du XXe siècle. Pour la première fois, il y a dans un titre ce concept d’humour noir. Après, on peut discuter pendant des mois, on tombera toujours sur la phrase de Desproges : “On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui.”"

Pour lire l'article cliquez ici

16.1.14

Petite visite à des amis




 Tombe Jacques Rigaut, cimetière Montmartre, jeudi 16 janvier 2014.
 Quelqu'un(e) a eu la délicate attention de fleurir la dernière demeure de JR.





 Tombe Daniel Darc, cimetière Montmartre, jeudi 16 janvier 2014.
 "Quand on est mort /Que reste t-il ?/quelques bouquets de roses inutiles/ bien trop fragiles"
  La pluie qui tombe, album "Crève-cœur", 2004.

23.12.13

Les vœux de bonne année



Bonnes fêtes à toutes et à tous.

JLB


Les vœux de bonne année
D’année en année
Sont moins long à rédiger
Moins nombreux à poster
À poster

Embrasés autrefois
Nos cœurs presque froids
De battre hésitent parfois
Une prière s’élève et croît
Je crois

Le chemin est étroit
On s’y blesse parfois
On peut y voir du bas
Immobile bien droit
Un homme il pense à quoi
Personne ne le saura

Les vœux de bonne année
D’année en année
Font de nous des damnés
Comment pourrions-nous résister ?
Résister

Alors écoute bien
C’est l’histoire je crains
Pourtant comment faire
Pour éviter l’enfer
L’enfer

Le chemin est étroit
On s’y blesse parfois
On peut y voir du bas
Un homme il pense à quoi
Immobile bien droit
Jamais personne ne le saura

Les vœux de bonne année
D’année en année
Sont moins long à rédiger
Les vœux de bonne année
D’année en année

Sont moins long à rédiger

30.11.13

Les amants du Lutetia




"De quel droit empêcher une personne n'ayant plus de charges, en règle avec le fisc, ayant travaillé toutes les années voulues et exercé ensuite des activités de bénévolat dans des services sociaux, de quel droit la contraindre à des pratiques cruelles quand elle veut sereinement quitter la vie?" (Georgette et Bernard Cazes)





29.11.13

Battements



Cette année, je n'ai pas eu le cœur à faire mon pèlerinage habituel du 6 novembre au cimetière Montmartre. Le dernier album de Daniel Darc reste silencieux sur mon bureau. Pas eu le cœur non plus de l'écouter. 2013 restera une année sans cœur.

 "Ce cœur, mon cœur qui ne bat que pour quoi !" (Jacques Rigaut)

27.10.13

Lou RIP



"Les stupéfiants se passent de justification." (Jacques Rigaut) 


16.10.13

Précision









Bonjour,

Dans votre billet du 12.9.13 sur Love on the Left Bank à la galerie Vu, vous écrivez : « Pour l'anecdote, certaines photographies témoignent même des dissensions internes au sein de ces mouvements, comme le détail reproduit ci-dessus du pantalon de Jean-Michel [Mension] où l'on peut lire : "L'internationale lettriste ne passera pas". »
En fait ce message n'est pas un signe de dissension interne mais un jeu de mots (no passaran !) car il faut plutôt comprendre ici que (le temps de) l'Internationale lettriste ne passera pas !
J'en veux pour preuve l'enregistrement en décembre 1956 d'Histoire de l'Internationale lettriste au cours duquel on entend les lettristes reprendre en chœur (et sept fois plutôt qu'une !) ce slogan – cf. Guy Debord, Enregistrements magnétiques (1952-1961), Gallimard 2010, page 68, et écouter vers deux minutes avant la fin de cet enregistrement sur le CD.

Cordialement,

Alexis

4.10.13

Cravan bande encore! (2)



Nous étions très impatients de nous rendre à cette soirée Arthur Cravan organisée par la revue La Règle du jeu à l'occasion de leur numéro d'octobre consacré intégralement au mythique poète-boxeur. Nous n'allions pas bouder notre plaisir, même si le choix de la revue de Bernard-Henri Lévy nous paraissait quelque peu incongru voire oxymorique, pour accueillir ce légendaire rebelle des Lettres. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, écrivait Alfred de Musset. D'autant plus que ledit numéro avait été concocté par l'ami Bertrand Lacarelle, dont nous avions déjà lu avec beaucoup d'intérêt le dossier consacré à Cravan publié dans la NRF (N° 587) en octobre 2008, mais également ses essais pertinents sur Jacques Vaché et Arthur Cravan. Notre première surprise fut de constater ce soir-là la présence d'un public très clairsemé, mais assurément des fidèles lecteurs et admirateurs du neveu d'Oscar Wilde. Parmi les trois (quatre) pelés et un tondu, nous repérons l'ex (?) éditeur Raphaël Sorin, Olivier Corpet ex-directeur de l'Imec, Stéphane Bonnefoi, biographe de Marc Bernard. Malgré tout, on sent une tension dans l'air, comme si l'esprit de Cravan était prêt à cogner à nouveau sur Paris. Après quelques raclements de gorge et hésitations, la soirée commence avec Yann Moix qui semble lui-même très tendu. L'auteur de Podium, tente alors de donner aux spectateurs son interprétation de Cravan dans un long discours alambiqué qui laisse de marbre la maigre mais fervente assemblée des cravanologues. Une femme se lève pour partir en claquant la porte et en lançant : "Boxez les bavards!" Puis un deuxième inopportun annonce son départ bruyamment en criant : "Bonne soirée Bertrand!" Malgré ces tentatives de déstabilisation, Moix, un peu énervé tout de même, continue le fil de sa démonstration oiseuse devant une salle quasi assoupie. Au point final de son discours, Moix relève le défi que lui a lancé l'inopportun : "Il est où le connard de toute à l'heure, j'aimerais lui foutre mon poing dans la gueule", avant de disparaître lui-même dans l'ombre de l'arrière-salle. Cette fois-ci l'esprit de Cravan semble souffler sur la salle qui se réveille. Las, le scandale attendu n'aura pas lieu. Prudente, l'écrivaine Cécile Guilbert reprend le flambeau en évitant l'écueil de l'intellectualisme pour Cravan, préférant à juste titre s'interroger sur le décalage entre la monstruosité du corps de Cravan et la délicatesse d'esprit qui caractérise le poète-boxeur. S'ensuivit la projection de quelques extraits du documentaire "CravanVSCravan"de Isaki Lacuesta que nous avions déjà vu, mais qui a le mérite de montrer quelques émouvantes et seules images filmées de Cravan flirtant et boxant. A l'ouverture de la deuxième partie de la soirée, un monsieur qu'on tente mollement de repousser s'empare du micro : " J'ai les preuves qui démontrent que Cravan n'était qu'un immense charlatan!!!." Le public retient son souffle, le voici enfin le vrai scandale, Cravan ne serait qu'un vulgaire imposteur. Le mythe s'effondrerait-il sous nos yeux? Magnanimes, les organisateurs de la soirée invitent l'agité à s'asseoir et décident de lui donner la parole. Ce dernier devient subitement calme et se présente avec un accent britannique prononcé comme l'unique petit-fils d'Oscar Wilde! Incroyable coup de théâtre, l'animateur au visage cramoisi confirme que l'intervenant intempestif s'appelle Merlin Holland, et que son grand-père est bel et bien l'auteur du Portrait de Dorian Gray. En observant le petit-fils, on peut apercevoir effectivement le grand-père, une coupe de cheveux dandyesque, la même mollesse désinvolte dans le visage, mais surtout le même esprit caustique. La soirée commence alors à devenir intéressante, voire passionnante. Merlin évoque la visite de son grand-père chez Gide, et du texte qui en découla, publié par Cravan dans sa revue Maintenant, reproduit partiellement dans La Règle du Jeu, avec la version inédite et vengeresse de Gide qui relate à son tour la visite du trouble-fête Cravan. Puis, Bertrand Lacarelle interroge le collectionneur et galeriste Marcel Fleiss, grâce auquel aujourd'hui on peut admirer quelques précieuses reliques et manuscrits du poète-boxeur. La soirée s'achève avec une discussion très animée autour de la vie incroyablement romanesque de Cravan qui mériterait une nouvelle biographie [je laisse la place aux jeunes passionnés] dont l'écrivain pataphysicien Bastiaan Van Der Velden nous offre de nombreux détails inédits dans une brillante chronologie publiée dans la revue. Avant de disparaître dans la nuit germanopratine, je salue Bertrand Lacarelle et ses invités. Raphaël Sorin m'accoste pour me demander des nouvelles de l'achèvement de la biographie de Rigaut. "J'espère que je ne serai pas mort avant sa parution", me lance-t-il en souriant. 2016, c'est demain et vous me semblez en pleine forme Monsieur Sorin. Si vous avez raté la soirée Cravan, précipitez-vous dans une librairie pour acheter ou voler ce numéro cravanesque de La Règle du jeu (20 euros). Vous ne serez pas déçu : une belle présentation d'Arthur par Bertrand Hylarius Lacarelle, un entretien avec l'ange gardien de Cravan, Marcel Fleiss, un texte de Sollers qui pour une fois ne parle pas de lui, l'impressionnante chronologie par Bastiaan Van Der Velden, une amusante conversation autour de Cravan avec Enrique Vila-Matas, le texte Cravan VS Wilde de Merlin Holland, mais aussi ceux de Sébastien Lapaque, Eduardo Arroyo, Marcelin Pleynet, sans oublier les textes de Cravan himself dont des lettres inédites à son père, à sa mère et à ses "trois femmes"… La parution d'une correspondance avec l'une d'entre elles (Sophie Treadwell) est annoncée prochainement aux éditions Cent pages. La petite fille de Cravan apporte aussi un témoignage émouvant sur sa grand-mère Mina Loy et sa mère Jemima Fabienne Cravan Benedict qui avant de se suicider en 1997 enverra les archives concernant son père à tous ses anges gardiens. On trouvera également dans ce riche numéro des documents inédits dont de surprenantes photographies de Cravan en train de s'entraîner ou de combattre sur le ring. Définitivement, oui, Arthur Cravan est vivant! bien plus vivant que certains soi-disant vivants. 



Jemima Fabienne Cravan [Lloyd] Benedict (1919-1997) en décembre 1937, fille de Mina Loy et d'Arthur Cravan, photographie de Carl Van Vechten.








12.9.13

L'amour lettriste sur la rive gauche



Jean-Michel et Fred "internationale lettriste", Paris, 1951,
 tirage N°5/20 par Hans Bol en 2002, format 27,8 X 27,7 cm, 1150 €


 
Détail de Jean-Michel et Fred "internationale lettriste", Paris, 1951.


Love on the Left Bank exposé rive droite

On se précipite immédiatement à la galerie Vu pour y voir (jusqu'au 31 octobre 2013) les sublimes images du photographe hollandais Ed van der Elsken (1925-1990) issues de son livre mythique Love on the Left Bank paru en 1956. Ces photographies relatent une virée amoureuse (avec pour fil conducteur la fascinante muse Vali Myers) au début des années 50 dans un Saint-Germain-des-Prés qui ressemblait encore à quelque chose.  Ce qu'on dit rarement, c'est que dans ces images, on retrouve ceux et celles qui furent les acteurs principaux du lettrisme, de l'Internationale lettriste et de l'Internationale situationniste. Pour l'anecdote, certaines photographies témoignent même des dissensions internes au sein de ces mouvements, comme le détail reproduit ci-dessus du pantalon de Jean-Michel [Mension] où l'on peut lire : "L'internationale lettriste ne passera pas". Dans les reflets des miroirs du café "chez Moineau" (quartier général des lettristes) on aperçoit également Guy Debord, Michèle Bernstein, Gabriel Pomerand, Serge Berna, Joël Berlé et bien d'autres aujourd'hui disparus. Jean-Michel Mension raconte cette époque merveilleusement agitée dans un livre La Tribu paru aux éditions Allia en 1998. Il est conseillé de le lire avant de se rendre à l'exposition pour mieux comprendre les coulisses des images d'Ed van der Elsken. Les visiteurs les plus aisés pourront s'offrir pour quelques milliers d'euros les tirages originaux des superbes instantanés de cette oisive jeunesse rebelle sans le sou, à tout asservie... aux stupéfiants, à l'alcool et à l'amour.      

9.9.13

Arthur Cravan bande encore!



“Qu'il vienne celui qui se dit semblable à moi, que je lui crache à la gueule.”
(Arthur Cravan)


“Il faut remettre une fois par an son avenir en jeu.” (Arthur Cravan)

23.8.13

Achevé d'imprimer


Mon ami Fabrice Lefaix qui m'interrogeait récemment avec bienveillance sur la date d'impression de la biographie, m'a donné une idée lumineuse pour choisir judicieusement ce moment tant attendu, voire inespéré : "Tu devrais la publier pour le centenaire du mouvement Dada qui aura lieu en 2016." Effectivement, le début de l'année 1916 marque l’ouverture à Zurich en Suisse, d’une éphémère boite de nuit, le « Cabaret Voltaire », d’où vont surgir des étincelles de révolte, puis un incendie insurrectionnel et subversif qui va se propager comme une traînée de poudre à travers le monde : le mouvement Dada… dont Rigaut deviendra un membre influent et exemplaire. Quoi de plus normal alors que de faire coïncider cette publication avec cette commémoration que quelques-uns commencent déjà à évoquer. Rendez-vous donc en 2016, Inch'Allah!

17.8.13

Today is the last day of my life




On Friday night, Yahoo took down Martin Manley's website. A spokesperson told me: "After careful review, our team determined that this site violated our Terms of Service and we took it down."

Un site miroir de My life and death