La tombe de Jacques Rigaut au cimetière Montmartre le 11 novembre 2008.
11.11.08
9.11.08
Mrs. Rigaut
Photo inédite de Gladys Barber-Rigaut (sans date)
P.S. This may seem silly to you, but as I am a “widow-lady” and not a divorcee, and like my name, will you address me as Mrs. Jacques Rigaut? (Post-scriptum de Gladys Rigaut, 1936)
"Vous êtes la femme sans rivale." (Jacques Rigaut)
8.11.08
6.11.08
4.11.08
Suicide lettriste (2)
"Il n'y a que les fumiers et les cons qui se suicident."
"Un jour nous prendrons tous des vacances pour oublier tout ça."
Ivan Vladimirovitch Chtcheglov,
dit Gilles Ivain (1933-1998)
"Un jour nous prendrons tous des vacances pour oublier tout ça."
Ivan Vladimirovitch Chtcheglov,
dit Gilles Ivain (1933-1998)
3.11.08
Suicide lettriste
Se suicider
v. pron. (1795 ; de suicide, néologisme forgé sur homicide (lat. sui, et suff. -cide)).
se donner volontairement la mort, de manière fort déplacée en société ou chez des amis. v. se défaire, se détruire, se flinguer, déchirer sa mousseline, laver ses cheveux avec du plomb, s'ouvrir un abreuvoir à mouches dans la figure, repeindre la salle de bains. le verbe est très usité aujourd'hui, et l'on parle à tort et à travers de "se suicider", que ce soit pour contrarier sa famille, une fiancée qui s'éloigne, un patron qui délocalise. mais on a tort, car le verbe est contrefait : il contient deux fois le pronom "se". suicide équivaut à "soi-meurtre" ; se suicider équivaut donc à "se soi-meurtrir". ceci met en évidence le vice de formation, le caractère égoïste et sale, de celui qui prétend à tout bout de champ "se suicider". l'amoureux de la langue, qui répugne aux barbarismes, ne "se suicidera" donc qu'avec parcimonie, par respect pour le beau style et la grammaire. "on reconnaît les grands peuples à la qualité de leurs suicides. rome, le japon des tokugawa, les civilisations précolombiennes, ont élaboré des suicides flamboyants et raffinés, le plus souvent forcés ou collectifs. ici, on se suicide toujours seul, petitement, derrière une palissade, sans jamais faire d'effort pour éliminer tout le monde." (maurice pinguet, la mort volontaire au japon). / jean améry, bruno bettelheim (la tête dans un sac), bernard buffet, paul celan ("lait noir de l’aube nous te buvons la nuit"), thomas chatterton, arthur cravan (au cours d'une traversée de l'atlantique à la rame), rené crevel ("prière de m’incinérer. dégoût"), stig dagerman, osamu dazai ("pardonnez-moi d’être né"), guy debord ("le léopard meurt avec ses taches"), gilles deleuze ("ce sont les organismes qui meurent, pas la vie"), nicolas de staël (depuis la fenêtre de son atelier), patrick dewaere (d'une balle de 22 long rifle dans la bouche, devant un miroir), pierre drieu la rochelle ("la courbe mollissait, je la redresse"), serge essénine ("au revoir, mon ami, au revoir"), jean eustache, nino ferrer (une arme à feu, dans un champ de blé), sigmund freud, romain gary ("aucun rapport avec jean seberg"), hervé guibert, ernest hemingway (d'un fort coup de fusil), vladimir jankélévitch ("la mort est par excellence l’ordre extraordinaire"), kostas karyotakis, yasunari kawabata, arthur koestler (avec son épouse, barbituriques), jerzy kosinski (dans une baignoire, avec un sac en plastique), paul lafargue, philippe lemaire (sous un métro), edouard levé ("ta vie fut une hypothèse"), malcolm lowry ("nulle paix qui ne doive payer plein tribut à l'enfer"), vladimir maïakovski (une balle dans le coeur), klaus mann, yukio mishima (une dague dans le ventre, et décapité par un ami), henri de montherlant, gérard de nerval ("ne m'attends pas ce soir car la nuit sera noire et blanche"), cesare pavese, jules pascin, sylvia plath (four à gaz), jean potocki (à l’aide d’une petite balle d’argent, façonnée à partir du couvercle d'une théière, polie par ses soins, bénie par le chapelain du domaine, qu'il se tira ensuite en pleine tête), jean-joseph rabearivelo, alexandre radichtchev, jacques rigaut ("mon livre de chevet, un revolver").... LA SUITE ICI
2.11.08
Les frères Jacques...
...ou un mystérieux Duc de Trèfle nous parle du "104" ce nouveau monstre culturel parisien ouvert en grande pompe il y a quelques semaines et qui ne fait pas l'unanimité, le Duc invoque également les esprits de Jacques Rigaut, Vaché et Mesrine. Bonne fête des morts à tous.
30.10.08
28.10.08
26.10.08
Lost in documentation
Photocopies, livres, revues de presse, documents divers numérisés, correspondance papier & électronique, sites web, thèses, enregistrements audio & vidéo, photographies... Il y a des jours où je me sens vertigineusement perdu dans ma documentation.
22.10.08
La littérature revolverisée
"Pendant une certaine période, j'ai voulu faire de la littérature, le revolver en poche." (Richard Huelsenbeck)
Merci au poète Jacques Barbaut pour m'avoir envoyé cette photographie de Jacquie Bablet.
18.10.08
Agence Générale du Suicide
La mort d'un jeune homme paralysé de 23 ans en Suisse, considéré comme le plus jeune Britannique a avoir eu recours au suicide assisté, créait la controverse dans les médias britanniques samedi malgré la justification de son geste par ses parents.
Daniel James, un ancien joueur de rugby resté paralysé après une dislocation de la colonne vertébrale pendant une mêlée, est mort le 12 septembre, selon une enquête judiciaire britannique.Ses parents ont expliqué qu'il n'avait jamais accepté sa paralysie, qu'il considérait son corps comme "une prison" et avait demandé à de nombreuses reprises qu'on l'aide à mourir.
Julie et Mark James, de Worcester au centre de l'Angleterre, ont souligné dans un communiqué que leur fils était "un jeune homme intelligent d'esprit sain" qui "n'était pas prêt à vivre ce qu'il considérait comme une existence de deuxième ordre".
Le jeune homme avait tenté à plusieurs reprises de se donner la mort avant de "réaliser son souhait", ont-ils relevé.
"Sa mort est une perte extrêmement triste pour sa famille, ses amis et tous ceux qui tenaient à lui, mais c'était sans aucun doute une libération de la prison que son corps était devenu pour lui et de la peur et la haine que lui inspirait son existence au jour le jour", ont-ils poursuivi.
Si en Suisse, le suicide assisté est toléré, il est illégal en Grande-Bretagne d'aider autrui au suicide ou de donner des conseils ou les moyens de le faire. Mais "il est rare que quelqu'un soit poursuivi pour aide au suicide", souligne le Daily Mail.
La police britannique a indiqué avoir été en contact après la mort de Daniel James avec un homme et une femme dont elle n'a pas précisé l'identité, mais que les médias présentent comme étant ses parents.
La mort d'un enfant "est notre plus grande peur". Devant la détermination du jeune homme, les parents "ont failli lui donner la mort eux mêmes. Mais ils savaient que les lois britanniques étaient contre le suicide assisté", écrit un éditorialiste du Times.
La clinique Dignitas de Zurich, où ont eu lieu tous les suicides assistés de Britanniques, ne révèle pas l'identité des personnes qui ont recours à ses services pour se donner la mort.
13.10.08
L'ange noir
Nancy Cunard (1896-1965) fut une femme libre. Aragon, l'amoureux transi, faillit se suicider pour elle, lorsqu'à Venise elle le délaissa pour le pianiste de l'hôtel. Femme à hommes, avec une préférence pour les "Nègres" dont elle soutiendra le combat pour l'égalité raciale, elle sera détestée par les Blancs comme par l'élite noire. Elle croisera aussi "l'ange noir de Dada" comme le surnomme François Buot : Jacques Rigaut, qu'elle ajoutera sur la longue liste de ses amants. Un amant insaisissable de passage mais qu'elle n'oublia jamais. Lorsqu'elle mourut dans le plus total dénuement, sa fortune flambée, partagée, seule dans une salle commune de l'hôpital Cochin, elle récitait la litanie des noms de ses amours passées. Rigaut en faisait partie.
9.10.08
No more heroes any more
Jean-Marie Gustave Le Clézio.
Photo © Jean-Marie Perier
"(...) Jacques Rigaut n'a pas fini de troubler notre monde. (...) Un héros est un homme qui accomplit quelque chose, jusqu'au bout. Il y a des héros en mal comme en bien. Jacques Rigaut est un héros de la négation. (...) Mais Rigaut est un homme vivant. Il y a quelque chose d'autre en lui, quelque chose de mystérieux, un charme, une grâce, qui font qu'il est beaucoup plus qu'un mathématicien de la mort." (Jean-Marie Gustave Le Clézio, prix Nobel de littérature 2008)
4.10.08
Cravan is back in town
Dossier Cravan dans la NRF d'octobre 2008, réalisé par Bertrand Lacarelle, auteur d'un essai sur Jacques Vaché chez Grasset (2005). Lacarelle prépare un livre sur Cravan dont le titre sera La tour d'acier aux yeux de fougères.
"Les plus grands monuments font le plus de poussière." (Arthur Cravan)
2.10.08
"L'obsession de toute ma vie"
Le parc Federico Garcia Lorca à Grenade
A la mémoire de Federico Garcia Lorca et de toutes les victimes de la guerre civile". Sous la stèle plantée parmi les oliviers, entre les bourgs d'Alfacar et de Viznar, près de Grenade, gît le poète. C'est en tout cas le lieu généralement admis de sa sépulture depuis la publication en 1971 de la biographie la plus complète qui lui ait été consacrée. L'auteur, Ian Gibson, se fonde sur les confidences d'un habitant du coin, Manuel Castilla. Adolescent, ce dernier avait été chargé de faire disparaître les corps de quatre fusillés, à l'aube du 19 août 1936. A quelques mètres près, il a désigné le ravin où il avait enterré à la va-vite, dans le même trou que le célèbre dramaturge, Dioscoro Galindo, le maître d'école d'un village voisin, le plombier Francisco Galadi et un banderillero anarchiste, Joaquin Arcollas.
Depuis, le lopin de terre est devenu le parc Federico-Garcia-Lorca, un lieu de recueillement, symbole des atrocités accomplies dans les semaines qui ont suivi le coup d'Etat franquiste du 18 juillet 1936.
Mais faut-il se fier au témoignage du petit fossoyeur, qui est l'unique indice de la présence du poète à cet endroit ? Lorsqu'il a été question, pour la première fois, d'ouvrir la fosse dans la perspective du 70e anniversaire du tragique événement, les six descendants encore vivants de Lorca s'y étaient opposés. Inutile, voire dangereux, selon eux. "Exhumer les cadavres de personnes déjà identifiées, enterrées ensuite dans des fosses communes et dont on connaît les circonstances de la mort ne pourrait que fausser l'histoire", écrivaient-ils dans une lettre commune en 2003.
Depuis quelques jours, le juge Baltasar Garzon, de l'Audience nationale, la plus haute autorité pénale du pays, a sur son bureau une requête en bonne et due forme pour l'exploration de la fosse. Nieves Galindo, la petite-fille de l'instituteur, et un parent de Francisco Galadi (le dernier supplicié, Joaquin Arcollas, est mort sans descendance) se sont rendus, vendredi 12 septembre, à Madrid, pour remettre au magistrat les documents préparés par l'Association pour la récupération de la mémoire historique (ARMH) de Grenade. "A partir d'aujourd'hui, le silence de la famille Lorca doit cesser de prévaloir", a averti Nieves Galindo, avant de pénétrer dans les locaux de l'Audience nationale.
La femme, souriante et déterminée, a apporté de vieilles photos de ce grand-père sans opinions politiques franchement marquées, "vraisemblablement tué pour une vieille rancune". Elle a conservé la montre de gousset qu'il a laissée sur la table de la cuisine lorsque les phalangistes sont venus le chercher. Elle raconte comment son père, Antonio, âgé alors de 27 ans, tenta de suivre le camion sur son vélo, et pourquoi elle s'est aujourd'hui assigné la mission de donner à l'aïeul "une sépulture digne".
C'est un dossier de plus pour le juge Garzon, sollicité depuis des mois par de nombreuses familles désireuses de faire la lumière sur les disparitions de leurs proches pendant la guerre civile et le franquisme. Dès le 25 juin, le magistrat avait accepté d'étudier les plaintes déposées par plusieurs associations de victimes du franquisme concernant quelque 1 200 cas documentés de disparitions. Il a franchi un pas supplémentaire le 1er septembre (Le Monde du 5 septembre) en demandant à plusieurs administrations ainsi qu'à l'Eglise catholique espagnole d'ouvrir leurs archives, afin de dresser un véritable recensement des 30 000 disparus du franquisme.
La démarche, considérée comme "historique" par les associations de victimes, pourrait déboucher sur l'ouverture d'une enquête pénale à grande échelle. "J'ai mis tous mes espoirs dans cette initiative du juge Garzon, confie Nieves Galindo. C'est pour moi la seule issue." Le cas de la tombe de Federico Garcia Lorca est unique, en raison de la personnalité du poète et de la fascination qu'il exerce encore chez les Espagnols, mais il ne diffère guère des dizaines de fosses déjà ouvertes à travers l'Espagne. A chaque fois affleurent les mêmes interrogations sur l'utilité d'exhumer ce passé si lointain, si proche.
Cette fois-ci, la famille du poète ne fera pas obstacle si Baltasar Garzon décide l'exhumation. "Nous ne l'empêcherons pas, a déclaré la nièce de l'écrivain, Laura Garcia Lorca, au quotidien El Pais, jeudi 18 septembre. Même si nous aimerions que cela ne se fasse pas, nous respectons le désir des autres parties impliquées. "
Les neveux du poète andalou nuancent leur attitude, mais restent partisans de ne pas déterrer le mythe qui a fait de l'intellectuel le symbole de la répression franquiste. Ian Gibson, en revanche, veut savoir où est "réellement" le corps et si, comme il le pense, il a été torturé avant son exécution. C'est "l'obsession de toute (sa) vie", avoue-t-il. Voilà pourquoi l'historien madrilène d'origine irlandaise accompagnait l'autre jour Nieves Galindo dans sa démarche. Le dossier remis au juge Garzon contredit pourtant ses travaux sur l'emplacement de la tombe.
Pour le responsable de l'Association pour la récupération de la mémoire historique de Grenade, Francisco Gonzales, les corps des quatre hommes pourraient être enterrés à 430 mètres à vol d'oiseau. A l'appui de cette seconde hypothèse, il produit plusieurs témoignages, dont celui d'un cuisinier qui vivait là, dans une grande bâtisse reconvertie pendant la guerre civile en centre de torture. C'est à cet endroit que les quatre victimes d'assassinat du 18 août 1936 auraient vécu leurs dernières heures, avant d'être passées par les armes et jetées en terre.
Ce cas très médiatique peut-il servir au travail de vérité que diverses associations et des familles demandent aujourd'hui au juge Baltasar Garzon ? "Mille versions circulent sur l'assassinat de Lorca et sur le lieu où il est enterré, s'agace Ian Gibson. Ce n'est bon pour personne." Laura Garcia Lorca considère au contraire que l'on sait l'essentiel. La porte-parole de la famille redoute qu'une exhumation "tourne au spectacle". Surtout, elle refuse que le cas de son aïeul soit désolidarisé des centaines d'autres suppliciés enterrés dans ce coin de la campagne andalouse. "Ils reposent tous dans un cimetière commun, tous ont été victimes du même assassinat sauvage et cruel, estime-t-elle. Ce ravin est sa tombe définitive, en leur compagnie."
Pourquoi et comment est mort Federico Garcia Lorca ? A-t-il été massacré à cause de ses vers au vitriol contre la Garde civile ou bien pour son homosexualité revendiquée, ou encore en raison de jalousies provoquées par ses succès littéraires ? Sûrement a-t-il été victime d'une "conjuration des haines les plus noires" dans "le chaos qui régnait à Grenade au lendemain du soulèvement militaire, cette orgie de sang exaspérée par la peur, attisée par une soif de vengeance au sens propre démente", comme l'écrit Michel Del Castillo dans son Dictionnaire amoureux de l'Espagne (Plon, 410 pages, 22 euros).
Pour Francisco Gonzales, de l'ARMH, le poète ne doit pas rester un mort anonyme du franquisme : "Ses restes devraient être inscrits au patrimoine de l'humanité afin que chacun puisse les revendiquer."
Jean-Jacques Bozonnet
Le Monde du 20 septembre 2008
28.9.08
26.9.08
25.9.08
24.9.08
Love Affair
Il est probable que cette femme ait eu une liaison avec Jacques Rigaut. Elle connaîtra également la même fin tragique : suicide par arme à feu.
22.9.08
Ronet vs Delon
A 21H ce soir sur Arte pour les inconditionnels (dont je fais partie) de Maurice Ronet, "Plein soleil" (1959) le film de René Clément ou quand Delon tue Ronet pour la première fois. La seconde, ce sera la noyade forcée dans "La piscine" (1969) de Jacques Deray.
Résumé
Tom est engagé par le riche Greenleaf pour ramener aux états-Unis son fils Philip qui passe de trop longues vacances en Italie auprès de sa maîtresse. Constamment humilié par le capricieux jeune homme, Tom décide d'inverser leurs destinées...
"Maurice Ronet, enfin, a pris comme une dimension inattendue. Ce comédien trop sensible restait jusqu'à présent prisonnier de ses moyens. Ici, il s'évade de lui-même." Michel Aubrant, Paris Presse, 12 mars 1960
Générique
Scénario : René Clément, Paul Gégauff
Image : Henri Decaë
Musique : Nino Rota
Montage : Françoise Javet
Décors : Paul Bertrand
Son : Jean-Claude Marchetti
Production : Paris-Films, Production Titanus
Interprétation : Maurice Ronet (Philip), Alain Delon (Tom), Marie Laforêt (Marge), Elvire Popesco (Mme Popova), Erno Crisa (l'inspecteur Riccordi), Frank Latimore (O'Brien), Billy Kearns (Freddy), Romy Schneider (l'amie de Freddy)
21.9.08
Beau comme...
L'énigme d' Isidore Ducasse par Man Ray
"J'ai reçu la vie comme une blessure, et j'ai défendu au suicide de guérir la cicatrice. Je veux que le Créateur en contemple, à chaque heure de son éternité, la crevasse béante. C'est le châtiment que je lui inflige."
(Les Chants de Maldoror - Chant troisième - Lautréamont)
19.9.08
Lectures
Dictionary of Real People and Places in Fiction
De M. C. Rintoul
Publié par Taylor & Francis, 1993
1184 pages
Fascinating and reliable, the Dictionary of Real People and Places in Fictionis an illuminating source for all students and teachers of literature, and for all those interested in uncovering the facts behind the fiction they read. In a single, scholarly volume, it provides intriguing insight into the influences upon over 300 authors by revealing the real identity of "fictional" people and places in American and British novels published in the nineteenth and twentieth centuries. Carefully and extensively researched by M.C. Rintoul, it contains several thousand identifications rooted in sound scholarship far removed from gossipy speculation. All the identifications are based on published statements in sources as varied as diaries, collected letters, journals, biographies and autobiographies, and newspapers. This valuable compilation of previously uncollected material makes the Dictionary of Real People and Places in Fictiona thorough and useful source. The dictionary is composed of three sections, each one alphabetically arranged and each one, in effect, acting as an index to the other two. In the first,Author Index, each author whose works are covered in the dictionary has an entry in which, work by work, the names of fictional characters and places and their real-life equivalents are given. A sampling of the authors included are Jane Austen, Saul Bellow, Lewis Carroll, Joseph Conrad, Charles Dickens, Elizabeth Gaskell, James Joyce, Rudyard Kipling, Gertrude Stein, and William Thackeray. In the second,Real Name Index, each fictional character and place is listed with its real-life equivalent and an excerpt from the substantiating source. Some examples of fictional characters listed in the dictionary include: Heathcliff in Wuthering Heights, Charlotte Bartlett inA Room with a View, Ursula Brangwen in The Rainbowand Lord Marchmain in Brideshead Revisited. In the third,Fictional Indexeach fictional name is given, with the author and work in which it appears and a cross-reference to the real-life person or place. The following are some of the real-life people paired with the novel they are fictionalized in: Ezra Pound inBid Me to Live, Vita Sackville-West inThe Flower Beneath theFoot, John Dos Passos inThe Sun Also Risesand Percy Bysshe Shelley inThe Aspern Papers. This book will be read and referred to by students and teachers of English literature, as well as literary biography enthusiasts.
17.9.08
"Un temps à s'ouvrir les veines"
André Laude (en train de danser) par Christian Ducasse.
Merci à Guy Darol.
Je m’appelle personne
Je me hais et je veux mourir. Je me hais
et je veux mourir.
Fermez les yeux. Songez une dernière fois
à mon profil de poète grec,
dans la plus pouilleuse île.
Je serai, à partir de ce jour, ciel, ciel et ciel.
Ciel au-delà de vos folies meurtrières.
Je serai ciel. Je serai éternel.
(André Laude)
14.9.08
"Du suicide envisagé comme offrande" (Nouvelle de D.F Wallace)
Le romancier David Foster Wallace s'est suicidé
Il était connu tout particulièrement pour son livre Infinite Jest, paru en 1996. David Foster Wallace a été retrouvé par sa femme vers 21 h 30 vendredi soir, pendu, dans leur maison, en Californie. Il avait 46 ans. Enseignant au Pomona College depuis 2002, il s'agit « d'une grande perte », estime le proviseur.Reconnu pour son humour décalé et son ambition, le premier roman The Boom of The System avait reçu un accueil très positif de la part du New York Times. En 1997, il reçut une forte subvention de la Fondation MacArthur, pour Infinite Jest, qui avait été classé parmi les 100 meilleures romans en anglais depuis 1923 à 2005.
Auteur aux multiples facettes, il avait également publié un essai sur l'US Open de tennis et tiré le portrait de David Lynch pour le magazine Première. Il enseignait la création littéraire à Pomona. « Enfin, chaque auteur souhaite que son livre change le monde, mais je suppose que j'aimerais savoir si le livre a ému les personnes. »
Au cours d'une de ses conférences, on retrouvera cette réflexion étrange : « Pensez à ce vieux cliché sur le fait d'être un excellent serviteur, mais un maître terrible. Cela, comme d'autres clichés, si fade et inexpressif en surface, montre de fait une grande et fondamentale réalité. C'est n'est pas toujours le fruit d'une coïncidence que les adultes qui se suicident avec une arme à feu se tirent dans la tête. Ils flinguent le terrible maître. » (Source : site "ActuaLittés")
Rigaut c'était en plein coeur. "Ce coeur, mon coeur qui ne bat que pour quoi!", écrivait-il.
13.9.08
"Love is a dog from hell"
Dimanche 14 septembre 2008 à 18:00
Heure de fin : lundi 15 septembre 2008 à 01:00
Maison du Cercle Pan!
Adresse : 45 rue du faubourg du Temple
Ville : Paris, France Voir le plan
7.9.08
5.9.08
J'emmerde Le Monde
Emmanuel Bove et sa fille Nora, en 1924.
J'ai rendez-vous demain matin à la gare d'Austerlitz avec Olivier Gadet, directeur des éditions Cent Pages, auteur entre autres du fameux pamphlet J'emmerde Le Monde (le quotidien du soir) Nous devons passer la journée à Blois chez la fille d'Emmanuel Bove. Les éditions Cent Pages doivent rééditer l'un des plus beaux textes de Bove, Bécon-les-Bruyères, une monographie tout aussi ironique que poétique d'un non man's land de la banlieue parisienne. Rappelons également que les éditions Cent Pages ont publié en 2003, un florilège des écrits de Jacques Rigaut intitulé Le jour se lève ça vous apprendra. Epuisé.
4.9.08
Lectures
Louis Scutenaire par Raoul Vaneigem
Poètes d'aujourd'hui, Seghers, 1991.
Abécédaire malveillant de Tony Duvert
Les éditions de Minuit, 1989.
Les Roueries de Trialph, notre
contemporain avant son suicide
de Charles Lassailly
Editions Sulliver, 2006.
André Breton et l'humour noir
Une révolte supérieure de l'esprit
de Christophe Graulle
Editions L'Harmattan, 2000.
27.8.08
Agence Générale du Suicide
Des nouvelles de l'A.G.S. suisse...
Dignitas s'établit à Wetzikon, près d'un jardin d'enfants
Dignitas a déménagé à Wetzikon (ZH). Les autorités communales examinent si les "conséquences psychologiques" de la présence de l'organisation d'aide au suicide près d'un jardin d'enfants, d'un home et d'une école sont acceptables.Le bâtiment choisi par Dignitas se trouve dans une zone résidentielle avec des activités commerciales, ont indiqué les autorités de Wetzikon dans un communiqué. Dans ce sens, les activités de Dignitas sont conformes au plan de zone.Dignitas a déjà dû déménager à plusieurs reprises dans le canton de Zurich en raison de l'opposition des voisins ou des autorités communales. En 2007, l'organisation avait dû quitter Zurich où elle pratiquait depuis longtemps. (source : 24 Heures)
26.8.08
Un dandy à Paris
J'avais déjà évoqué ici Massimiliano Mocchia di Coggiola créateur d'un très beau site sur les dandys dont une page consacrée à Jacques Rigaut. Massimiliano Mocchia di Coggiola (dont la ressemblance avec Tzara est assez frappante) a quitté l'Italie pour venir vivre à Paris où j'ai eu le plaisir de le rencontrer. Nous avons eu une longue conversation à propos de notre ami commun J.R. et de l'art de vivre en dandy au XXIème siècle. Je devrais le revoir prochainement pour consulter sa bibliothèque sur ce sujet qui a fait couler beaucoup d'encre. Pour finir, une citation d'Oscar Wilde trouvée dans le livre de Jacques Boulenger sur les dandys, en exergue de son chapitre sur Brummel : "On doit être une oeuvre d'art, ou porter une oeuvre d'art."
21.8.08
Se heurter enfin à l'objet
Lors d'une vente aux enchères, je me souviens avoir vu en vitrine le pistolet de Jacques Vaché. Qu'est-il advenu de celui de J.R.? Il s'agit probablement d'un pistolet et non d'un revolver, de type Luger Parabellum à l'instar de l'arme qu'utilise Maurice Ronet dans Le Feu follet.
20.8.08
16.8.08
Death Be Not Proud (2)
Jérome Datin (1979-2008) sera incinéré à Caen le mercredi 20 août à 15H.
Message de son frère :
"Jérôme est arrivé à Avranches aujourd'hui. Ceux qui me l'ont demandé peuvent lui envoyer des fleurs au centre funéraire.
Centre funéraire Leblatier
5 Rue de la Liberté
50300 Avranches.
Crématorium de Caen
Route de l'Abbaye d'Ardennes
14000 Caen
02 31 73 34 34 "
"Il oubliait pour boire." (Jacques Rigaut)
Message de son frère :
"Jérôme est arrivé à Avranches aujourd'hui. Ceux qui me l'ont demandé peuvent lui envoyer des fleurs au centre funéraire.
Centre funéraire Leblatier
5 Rue de la Liberté
50300 Avranches.
Crématorium de Caen
Route de l'Abbaye d'Ardennes
14000 Caen
02 31 73 34 34 "
"Il oubliait pour boire." (Jacques Rigaut)
15.8.08
Jacques Rigaut à Barcelone
Jacques Rigaut dans "Emak Bakia" de Man Ray projeté lors de l'exposition "Duchamp Man Ray Picabia" à Barcelona. Merci à mon ami Franck Chevalier qui a filmé ce pur moment de "hasard objectif".
Il y a un moment
où l'on se libère de sa biographie
et abandonne alors cette ombre déprimante,
cette simulation qu'est le passé.
Il ne faut plus utiliser
la formule mesquine du même,
ni tenter de poursuivre ses conquêtes,
ni gémir aux bifurcations.
Abandonner sa biographie
et ne pas reconnaître ses propres données,
c'est alléger la charge pour le voyage.
Ou comme accrocher au mur un cadre vide
pour qu'à s'y figer ne s'épuise aucun paysage.
Roberto Juarroz, « Douzième poésie verticale ».
Traduit de l’espagnol (argentin) par Fernand Verhesen.
© E.L.A. La Différence, 1993.
14.8.08
"Pour des raisons philosophiques personnelles"
CERGY (AFP) - Un jeune homme de 23 ans, lourdement handicapé, s'est suicidé dimanche à Valmondois (Val-d'Oise) après avoir reçu une réponse perçue comme négative de Nicolas Sarkozy à un courrier où il demandait qu'on lui "permette de mourir", un drame qui pose à nouveau la question de l'euthanasie. Rémy Salvat, atteint d'une maladie mitochondriale (pathologie dégénérative rare) depuis l'âge de six ans, s'est donné la mort avec des médicaments. Ses obsèques se dérouleront jeudi.
Il avait écrit au président de la République en mai. "Ces derniers mois, il ne pouvait plus marcher, son bras lui faisait aussi de plus en plus mal", a expliqué à l'AFP sa mère, Régine Salvat. Interrogé, l'Elysée s'est refusé à tout commentaire.
"Comme Vincent Humbert (tétraplégique de 22 ans que sa mère a aidé à mourir en 2003, ndlr), je demande à ce moment qu'on me permette de mourir pour me libérer de mes souffrances", avait écrit Rémy Salvat dans sa lettre dont l'AFP a obtenu une copie. "Je sais qu'en France, il n'y a pas de loi qui permette aux équipes médicales de pratiquer l'euthanasie. Ca m'empêche de vivre en paix (...) Il faut que la loi change!", avait-il ajouté.
"Le problème est que vous, Monsieur Nicolas Sarkozy, vous ne voulez pas en entendre parler. Moi, Rémy Salvat, je vous demande de laisser de côté votre avis personnel et d'arrêter d'être sourd. Vous le pouvez si vous êtes le Président de tous les Français", concluait-il.
Le 6 août, le jeune homme a reçu une réponse. "Pour des raisons philosophiques personnelles, je crois qu'il ne nous appartient pas, que nous n'avons pas le droit, d'interrompre volontairement la vie", a expliqué le président, ajoutant: "Mais je ne veux pas fuir mes responsabilités (...) Je voudrais que soit privilégié le dialogue au chevet du malade, entre lui-même, le médecin et la famille, en toute humanité afin que soit trouvée la solution la plus adaptée à chaque situation".
"Rémy attendait la réponse à sa lettre", a raconté à l'AFP sa mère. "Il suivait les affaires de droit au suicide assisté comme l'affaire Chantal Sébire", cette femme atteinte d'une tumeur incurable au visage qui a été retrouvée morte chez elle en mars. "Il voulait que les lois changent, il voulait avoir le droit de partir", a-t-elle ajouté.
En 1999, Régine Salvat avait tenté de "mettre fin aux souffrances de Rémy". Elle avait échoué et été mise en examen pour tentative de meurtre. Un non-lieu avait été prononcé.
Rémy Salvat avait participé en octobre au tournage d'un documentaire pour France 2 qui n'a pas encore été diffusé. Selon sa mère, il lui demandait, le moment venu, de l'aider à mourir. "Il savait", explique-t-elle, "que pour une maman c'est quelque chose de très dur, qu'une maman est là pour donner la vie, pas pour la retirer".
Dans la nuit de samedi à dimanche, le jeune homme a avalé des médicaments. Ses parents l'ont retrouvé dans sa chambre en tenue d'Aïkido. "Il aimait ce sport, c'était une philosophie de vie", se souvient sa mère.
"Dans l'enregistrement sonore de quelques minutes qu'il a laissé, il nous demande de poursuivre son action pour qu'il y a un vrai débat public sur le droit à l'euthanasie et au suicide assisté, pour que d'autres ne vivent pas cela", a expliqué Mme Salvat à l'AFP. Il y déclare à l'adresse de Nicolas Sarkozy: "vous ne m'avez pas laissé le choix".
"Il est encore trop tôt pour savoir comment nous allons poursuivre son action", a-t-elle ajouté.
Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), a salué la mémoire de Rémy Salvat et affirmé que "si nous avions une loi comme celles en vigueur en Hollande ou en Belgique, nous aurions 10.000 demandes d'aide par an". "Nous avons absolument besoin d'une loi de liberté qui respecte les droits de chacun", a t-il dit.
10.8.08
Death Be Not Proud
Le 5 août 2008, Jérome Datin sur le ferry entre l'île de Korcula et Lastovo.
Photo by Tristan Ranx
Jérome était un lecteur du blog Rigaut. Je le croisais souvent dans la nuit parisienne, lui et sa bande de fêtards noctambules, à se serrer les coudes autour d'un verre jusqu'à plus soif, jusqu'à point d'heure. Il m'accueillait avec ce sourire aux lèvres qui ne le quittait jamais en m'offrant un verre, arrivé comme par miracle dans sa main, puis invariablement me demandait où j'en étais dans mon travail sur J.R. Derrière ce sourire permanent, on pouvait distinguer la fêlure, percevoir une hypersensibilité qui vous allait droit au coeur. Il y a des rires tragiques derrière lesquels se cachent les larmes. Au-delà du grand gaillard bout-en-train, il y avait un véritable dandy, un autre feu follet, avec cette grande élégance du coeur qui le caractérisait. Rest In Peace.
"Jérome Datin est mort le 6 août 2008 dans l'île de Lastovo, un archipel situé entre Split et Dubrovnik. Il a été victime d'une chute mortelle au passage d'une digue. Son corps repose à l'institut médico-légal de Dubrovnik avant son rapatriement et son inhumation dans la ville de Caen." (Tristan Ranx)
E-mail de Milan Neumann reçu le 13 août :
Jean Luc,
je te transmets un extrait d un échange que je viens d'avoir avec son ex à propos de la musique. Tu avais vu juste.
"La musique à laquelle je pensais est une gymnopédie de Satie: c'était il y a quelque temps, on était dans ma chambre de bonne, et j'ai mis cette musique. Je me suis allongée à côté de lui, et au milieu du CD je me suis tournée vers lui et il avait des larmes qui coulaient. C'est tout."
Le blog de Jérome
Une page posthume sur Facebook
9.8.08
Lectures (bis)
"Il n'est de nihilisme plus systématique que celui du junkie en Amérique." (Alexandrer Trocchi)
5.8.08
28.7.08
Fragrances
Quand on connaît la vie de Rigaut, on s'aperçoit que le film de Louis Malle fourmille de détails biographiques...Je sais que le cinéaste, avant de réaliser "Le Feu follet", avait rencontré des personnes qui avaient connu J.R. comme par exemple Jacques Porel. J'ai cherché dans le fonds d'archives Louis Malle à la BIFI des notes d'entretiens, j'ai aussi interrogé les personnes qui s'occupent de la NEF, sa maison de production, en vain. Mon seul espoir aujourd'hui de retrouver ces notes car je suis persuadé qu'elles dorment quelque part, c'est de contacter un ayant droit du cinéaste,comme son neveu parfumeur qui pourra peut-être m'indiquer une piste...
"Frédéric Malle vivait déjà à New York avec sa famille. Rien de tel pour déclencher une nouvelle chimie du manque, de frustration de Paris qu’il soignait parfois en regardant des films. Un beau jour, en visionnant, Feu Follet (1963) de Louis Malle , il eut cette vision soudaine de son futur parfum. Paris lui manquait. Lui manquait cet homme intemporel, que ce film très identitaire lui délivra dans un choc.Détail plus que troublant, Frédéric Malle portait ce jour là le même costume que le héros du film (Maurice Ronet en chevrons blanc et noir). Ainsi naquit French Lover. Et surtout ne bougez pas, le film va se débobiner : noir et blanc, tonalités beiges, ambiance jazzy, la nrf Gallimard, une élégance émanant juste de la personne : « Je déteste la mode pour homme, l’élégance devrait sembler sans effort ; le parfum devrait procéder ainsi, ne jamais déguiser mais dessiner»."
Source : le blog du critique gastronomique François Simon
23.7.08
Agenda
"Gros plan de ses mains sur le liteau de la cheminée. Il prend son chapeau melon miniature qu'il élève vers son visage et le pose sur sa bouche, puis sur l'oeil gauche tel un monocle. Réflexion de lui sur la glace où est inscrit "23 JUILLET". Puis il met le chapeau sur le haut d'une lampe. Ensuite nous suivons ses mains jouant avec une miniscule poupée-bilboquet de bois posée sur un disque. (Plan flash sur la jaquette : c'est un microsillon d'Erik Satie.)"
Extrait du scénario Le Feu Follet
22.7.08
The Fire Within
Sortie du Feu follet dans sa version anglophone...une version que l'anglomane J.R. aurait appréciée.
Synopsis
After garnering international acclaim for such seminal crowd-pleasers as The Lovers and Zazie dans le métro, Louis Malle gave his fans a shock with The Fire Within (Le feu follet), a penetrating study of individual and social inertia. Maurice Ronet (Elevator to the Gallows), in an implosive, haunted performance, plays Alain Leroy, a self-destructive writer who resolves to kill himself and spends the next twenty-four hours trying to reconnect with a host of wayward friends. Unsparing in its portrait of Alain’s inner turmoil and shot with remarkable clarity, The Fire Within is one of Malle's darkest and most personal films.
Special Features
- New, restored high-definition digital transfer
- Archival interviews with director Louis Malle and actor Maurice Ronet
- Malle's Fire Within, a new video program featuring interviews with actor Alexandra Stewart and filmmakers Philippe Collin and Volker Schlöndorff
- Jusqu'au 23 Juillet, a 2005 documentary short about the film and its source novel Le feu follet, by Pierre Drieu la Rochelle, featuring actor Mathieu Amalric, writer Didier Daeninckx, and Cannes festival curator Pierre-Henri Deleau
- New and improved English subtitle translation
- PLUS: A booklet featuring new essays by critic Michel Ciment and film historian Peter Cowie
Film Info
1963
108 minutes
Black and White
1.66:1
Anamorphic
French
About the Transfer
The Fire Within is presented in its original aspect ratio of 1.66:1. On standard 4:3 televisions, the image will appear letterboxed. On standard and widescreen televisions, black bars may also be visible on the left and right to maintain the proper screen format. This new high-definition digital transfer was created on a Spirit from the original 35 mm camera negative. Thousands of instances of dirt, debris, and scratches were removed using the MTI Digital Restoration System. To maintain optimal image quality through the compression process, the picture on this dual-layer DVD-9 was encoded at the highest possible bit rate for the quantity of material included.
Cast
Alain Leroy Maurice Ronet
Lydia Léna Skerla
Ms. Farnoux Yvonne Clech
d’Averseau Hubert Deschamps
Dr. La Barbinais Jean-Paul Moulinot
Mrs. La Barbinais Mona Dol
Moraire Pierre Moncorbier
Charlie, the barman René Dupuis / Dupuy
Milou Bernard Tiphaine
Dubourg Bernard Noël
Fanny Ursula Kubler
Jeanne Jeanne Moreau
Urcel Alain Mottet
François Minville François Gragnon
Jérôme Minville Romain Bouteille
Cyrille Lavaud Jacques Sereys
Solange Alexandra Stewart
Maria Claude Dechamps
Brancion Tony Taffin
Frédéric Henri Serre
Credits
Director Louis Malle
Producer Alain Queffelean
Screenplay Louis Malle
Based on the book Le feu follet by Pierre Drieu la Rochelle
Cinematography Ghislain Cloquet
Editor Suzanne Baron
Sound recordist Guy Villette
Collaborating director Philippe Colin
Assistant director Volker Schlöndorff
19.7.08
JUST A SUICIDE AT MY BUTTONHOLE
Jérôme-David Suzat A.K.A Cheval Blanc a enregistré ce morceau en juillet 2002. Une chanson où l'on parle de suicide à la boutonnière...çi-dessous les paroles écrites par Victoria Davis :
FACES PUSH OUT OF TREES
VOICES GROWING
FROM THEIR
HOLLOW EYES
ORBS AS DEEP
AND AS BLACK
AS MY THROAT
THEY SEEM TO CRY
BUT DO I LIE
IF SAY IT COULD BE SINGING
SILENCE OCCURS IN BROKEN GLASS SHAPES
INVOLVED ARE THE CLOUDS
IN CONSTANT ESCAPE
NO SCARE NO PRIDE
JUST A SUICIDE
AT MY BUTTONHOLE
RED, LIKE THE ROSE
14.7.08
Lunette noires pour....(2)
Reçu e-mail de Nicolas qui nous apporte quelques précieuses informations sur la mystérieuse genèse des lunettes de soleil...
A propos des lunettes de soleil, voir ce qui est dit dans le wiki anglophone :
"James Ayscough began experimenting with tinted lenses in spectacles in the mid-18th century. These were not "sunglasses" as such; Ayscough believed blue- or green-tinted glass could correct for specific vision impairments. Protection from the sun's rays was not a concern of his. Yellow/Amber and brown-tinted spectacles were also a commonly-prescribed item for people with syphilis in the 19th and early 20th centuries because of the sensitivity to light that was one of the symptoms of the disease.
Modern developments
In the early 1900s, the use of sunglasses started to become more widespread, especially among the pioneering stars of silent movies. It is commonly believed that this was to avoid recognition by fans, but the real reason was they often had perennially sore eyes from the powerful arc lights that were needed due to the extremely slow speed film stocks used. The stereotype persisted long after improvements in film quality and the introduction of ultraviolet filters had eliminated this problem. Inexpensive mass-produced sunglasses were introduced to America by Sam Foster in 1929. Foster found a ready market on the beaches of Atlantic City, New Jersey, where he began selling sunglasses under the name Foster Grant from a Woolworth on the Boardwalk."
Article je pense éclairant qui tend plusieurs branches, et m'a d'ailleurs fait penser au fameux tableau de Giorgio de Chirico (image ci-jointe) "Portrait prémonitoire de Guillaume Apollinaire" peint en 1914, image envoûtante, mais ici s'agit-il plutôt de lunettes opaques d'aveugle ?
12.7.08
Lunettes noires pour nuits blanches
"Le seul moyen de parler de rien est d'en parler comme de quelque chose."
(Samuel Beckett, Watt)
Echange d'e-mails entre Tristan Ranx et votre serviteur.
TR.
"In the 1920s, Sam Foster introduced the sunglasses to the American public. At that time the lenses were beginning to be manufactured to protect the eyes from the sun. Sam Foster began selling sunglasses in Atlantic City, NJ, and slowly but surely ensuring their popularity."
Les premières lunettes de soleil furent vendues par Sam Foster a Atlantic city dans les années 1929: les lunettes de Rigaut sont donc des Sam Foster.
JLB
le problème c'est que la photo où l'on voit Rigaut avec ses lunettes noires date
de 1921 ou 1922.... donc ce ne sont pas des Sam Forster et ce n'est pas lui qui est l'inventeur des sunglasses. Rigaut était vraiment un précurseur...
TR
C'est dément ça ? Rigaut porte des lunettes de soleil 7 ans avant leur invention... Obligé de reconnaitre que Foster n'a pas inventé la lunette de soleil ! C'est qui ? c'est passionnant comme mystère...
JLB
Quant aux lunettes de soleil,je suis bien incapable de dire qui en a été l'inventeur. Il faut que j'envoie la photo de Rigaut à ce site de lunettes Vintage, peut-être pourront-ils me mettre sur une piste??
TR
"La première paire de lunette de soleil a été inventée en 1752 par James Ayscough. Malgré cela elles n'ont été populaires que vers 1930. En 1929, Sam Foster vend la première paire de lunettes de soleil Foster Grant dans son magasin situé près des plages d'Atlantic City, dans le New Jersey. En moins d'une année, tout le monde veut ce nouvel objet sur le nez !"
Le mystère s'épaissit : Rigaut est véritablement un précurseur dans ce domaine... Je pense que l'on doit considérer Rigaut comme l'inventeur des lunettes de soleil "modernes" puisqu'il en porte sans que personne d'autre n'en produise à cette époque... A t-il déposé un brevet dans les années 1920 ?
TR
Jean Luc,
je crois avoir trouvé la solution des lunettes de soleil de Rigaut... Les sunglassess grand public furent diffusé en 1929-30. Par contre les alpinistes utilisaient cet accessoire fabriqué spécialement par des artisans. Si Rigaut avait l'habitude d'aller en Suisse par exemple, il a très certainement acheté des lunettes d'alpinistes la bas... C'est dans l'histoire de l'alpinisme qu'il faut chercher l'origine de ce mystère... pas dans l'histoire des lunettes de soleil...quoiqu'il en soit l'utilisation qu'il en fait est en avance sur son époque !
JLB
Bien vu...:) En plus ses lunettes ressemblent à des lunettes d'alpinistes, il ira en Suisse en 1926 après son mariage avec Gladys pour ses beaux-enfants... avant je ne sais pas, il faudrait trouver d'autres portraits d'écrivains de ces années-là avec des lunettes sur le nez...
11.7.08
Lectures et encouragements
"Cher Jean-Luc,
Eh bien c'est excellent ces premiers chapitres.
Vous avez parfaitement réussi à donner corps, dès
le début, au personnage de J.R. et puis les
correspondances que vous avez exhumées sont
passionnantes (...) Bref, j'ai hâte de lire la suite. (...)"
J'attendais avec appréhension la réaction de mon éditeur. J'ai toujours douté et je douterai toujours. L'immense joie de recevoir ce courrier après ces années de travail, un courrier qui me donne du courage pour continuer le labeur rédactionnel. Voici un soutien qui tombe vraiment à pic...
4.7.08
Agence Générale du Suicide
Le suicide d'une septuagénaire lasse de la vie, assisté et médiatisé par un défenseur actif de l'euthanasie, suscitait mardi l'indignation en Allemagne où le parlement est saisi d'un projet de loi contre l'aide au suicide.
Bettina S., 79 ans, a mis fin à ses jours samedi à son domicile de Würzburg (ouest) en avalant une potion létale, trois verres d'un mélange de tranquillisants et de chlorure de potassium, des substances qu'elle s'était elle-même procurées.
Elle avait contacté en avril l'ancien ministre de la Justice de l'État régional de Hambourg (nord), Roger Kusch, qui dirige une association de défense de l'euthanasie.
Après plusieurs entretiens avec cette femme, M. Kusch l'a soutenue jusqu'au bout dans sa démarche.
Devant la presse, il a montré lundi une partie des vidéos tournées lors de ses entretiens avec la dame: elle y explique ses difficultés à s'occuper d'elle-même, sa crainte de finir ses jours dans une maison de retraite, dit préférer en finir dès à présent et souhaiter que les lois soient révisées pour permettre l'euthanasie.
«Je ne peux pas dire que je souffre», précise Bettina S., ancienne employée d'une clinique pédiatrique.
Sa mort a été filmée par la caméra de M. Kusch, qui, pour se protéger contre toute accusation d'euthanasie active punie par la loi allemande, n'était toutefois plus dans l'appartement au moment où la vieille dame a expiré.
L'affaire a suscité une avalanche de réactions, dans un pays que l'expérience du nazisme et de ses pratiques eugéniques a rendu extrêmement méfiant envers l'euthanasie.
Des responsables politiques, religieux et médicaux ont tiré à boulets rouges sur le «suicideur», une personnalité controversée, ancien membre de la CDU d'Angela Merkel.
À fortiori parce que M. Kusch a reconnu n'avoir rien fait pour dissuader la retraitée de se suicider. «Cela n'est pas dans ma façon de voir», a-t-il déclaré.
Au contraire, il a posé les trois verres au contenu fatal sur la table de nuit, avant de quitter l'appartement où la mort allait être filmée.
Tout comme des responsables catholiques, l'Eglise protestante a dit son «horreur» et son «incompréhension».
C'est «malade et inhumain», a estimé la ministre de la Justice de Bavière (sud), Beate Merk, tandis que le président de l'Ordre des médecins, Jörg-Dietrich Hoppe, qualifiait Roger Kusch de «cynique arrogant».
La chambre haute du parlement (Bundesrat) doit débattre vendredi d'un projet interdisant toute aide «commerciale» ou «organisée» au suicide par des associations ad hoc, telles que Dignitas en Suisse.
Ce projet, préparé bien avant l'affaire Kusch par trois Länder (Etats régionaux), la Hesse, la Sarre et la Thuringe, désormais soutenus par la Bavière et le Bade-Würtemberg, prévoit jusqu'à trois ans de prison.
«La mort ne saurait devenir une offre de services», a estimé le ministre de la Justice du Bade-Würtemberg (sud-ouest), Ulrich Goll, en dénonçant une exploitation de «la peur de souffrir».
Les initiateurs du projet de loi au Bundesrat pourraient toutefois le retirer de l'ordre du jour au dernier moment, pour le remanier, si son adoption en l'état n'était pas certaine.
M. Kusch est l'inventeur d'une «machine à se suicider» permettant d'appuyer soi-même sur un bouton pour s'administrer le contenu de deux seringues. Son association affirme avoir été contactée par une centaine de personnes intéressées par la «machine à se suicider» présentée en mars.
Source : Agence France-Presse Berlin
2.7.08
1.7.08
Le dilemme du portefeuille
Troublante mésaventure vécue à New York. Alors que nous nous engouffrons dans un taxi jaune, nous trouvons sur la banquette arrière un portefeuille bourré d'euros et de dollars. Immédiatement, le classique dilemme du portefeuille trouvé se pose à nous. Signaler cette trouvaille au chauffeur? mais que fera-t-il lui-même? la tentation de garder l'argent (nous sommes en fin de séjour et donc passablement désargentés) et de mettre les papiers dans une boîte aux lettres, etc. Un dilemme auquel les dadas seront confrontés lors d'une réunion dans un bar parisien. Desnos, entre autres, a raconté cette dispute autour de l'emploi d'un portefeuille trouvé. Selon Desnos, Rigaut voulut dépenser en boissons le contenu du portefeuille. Finalement, c'est Eluard qui rapporta le portefeuille au patron du café qui le rendit à son propriétaire, un de ses employés. Picabia accusa Breton, dans la revue 391, d'avoir volé le portefeuille. La rupture entre les dadaïstes était consommée, Breton resta longtemps fâché avec Eluard. Quant à Jacques Rigaut, il s'inspira de cette brouille pour écrire un de ses plus longs textes dans lequel un certain E.L. trouve une sacoche remplie d'argent à l'arrière d'un taxi : "Le portefeuille trouvé dans un taxi était plus qu'une image commode pour lui figurer la chance, mais une idée fixe, tellement qu'il n'y avait pas de matin qu'il ne jouât à pile ou face si la journée qui commençait allait bien être celle où il trouverait le portefeuille." (Jacques Rigaut)
Pour finir, nous avons décidé de garder avec nous le portefeuille pour le rendre à sa propriétaire, une Italienne de Gênes. Après quelques recherches on line, nous avons trouvé les coordonnées de son mari. Le dénouement est proche...
Inscription à :
Articles (Atom)