26.3.22

On My Radio

J'ai eu le plaisir de m'entretenir, à propos de ma biographie de Rigaut, avec Geoffroy Scrive, qui anime une émission littéraire sur RCF(Radio chrétienne francophone) Finistère. Cet entretien en deux parties est disponible en ligne.

26.2.22

Trou de balle

Les éditions Cent Pages sises à Grenoble rééditent leur florilège des « Écrits » de Jacques Rigaut qui était épuisé. L’ouvrage a été poinçonné aux Lilas par un trou qui traverse intégralement le livre, métaphore graphique de la balle mortelle du revolver de Rigaut. Il paraît que lors de la première édition un lecteur s’était plaint de ce trou qui l’empêchait de lire le texte. Ce recueil préfacé par votre serviteur paraîtra en 2022. L’éditeur n’a pas encore communiqué le mois de la parution.

21.2.22

Vous êtes tous des poètes

"La poésie est pour nous une religion de mystiques (…) Les grands poètes, à une époque moins irréligieuse et rationaliste, étaient des prêtres, des chamans, des soufis, des prophètes, des druides, des völvas. (…) Les fleurs d’acier de la poésie sont nos cornes et nos épées. Alors ces fleurs d’acier, nous les portons à la boutonnière, comme un revolver! » C’est dans l’ombre tutélaire de Jacques Rigaut, que Christophe Scotto d’Appolonia et Francis Venciton présentent le premier numéro de leur revue de poésie, Points & Contrepoints. L’hommage à Rigaut se poursuit dans les pages intérieures de la revue avec « État civil » (bonjour Drieu) un texte d’Arnault Destal dédié à Jacques Rigault[sic]. En 2008, Destal avait admirablement mis en musique ce très beau texte avec Varsovie, son groupe de rock cold punk. Rigaut qui lançait à ses amis « Vous êtes tous des poètes et moi je suis du côté de la mort. », n’aurait pas renié le dernier refrain de la chanson : « Soit tu prends feu/ Soit tu prends fin » Le numéro 1 de cette revue propose entre autres un dossier sur le trop méconnu André Chénier par Stéphane Barsacq et un entretien avec l'essayiste Juan Asensio.

10.2.22

Revue de presse

Merci à Christophe Perruchas pour son papier dans le journal L'Epatant, numéro de janvier-février 2022. Pour lire l'article, cliquer droit ouvrir le lien dans un nouvel onglet, puis cliquer sur l'image pour l'agrandir.

24.12.21

L'esprit de Noël

 


"Le désir, c'est probablement tout ce qu'un homme possède." (Jacques Rigaut) Lord Patchogue et moi-même vous souhaitons un Merry Xmas! 

29.11.21

Pèlerinage

 


Pèlerinage sur la tombe de Jacques Rigaut au cimetière de Montmartre le 6 novembre 2021. 



 

5.11.21

Demain


"Dans la chambre-refuge de la clinique du docteur La Barbinais où Maurice Ronet tourne en rond, le spectateur assiste à la chute de divers objets – une planche contact qui se décroche du mur, une pile de paquets de cigarettes qui s’écroule comme un jeu de cartes, un trench Burberry qui tombe dans la penderie – autant de métaphores de l’effondrement intérieur qui ronge Alain Leroy. Après avoir joué avec son Luger, Alain se met au lit et nous prévient : « Demain, je me tue. » Le lendemain matin, le monde extérieur paraît hostile à son égard : les klaxons des voitures dans les embouteillages, une course de cyclistes qui le frôle, un taxi qui freine brutalement. Tout au long du film, comme dans le trucage cinématographique de la transparence, la ville et ses habitants semblent être un décor flou sur lequel Ronet se détache en premier plan. Il voit monde extérieur à travers la vitre d’un aquarium. Pour Alain Leroy, le monde des vivants est celui des morts. Pour le monde des vivants, il est déjà mort. « Pauvre garçon ! Lui qui était si vivant ! », s’exclame la standardiste de l’hôtel du quai Voltaire. « T’as l’air d’un cadavre », lui dit Jeanne (Moreau). « Je vous présente un revenant », lance Solange Lavaud (Alexandra Stewart). Maurice Ronet est littéralement habité par son personnage et porte le film sur ses épaules. Dans une scène crève-cœur où Alain Leroy demande à son ami Dubourg de l’aider à mourir, Ronet a les yeux vitreux, le regard d’un noyé, insoutenable pour son partenaire qui baisse la tête. » in Jacque Rigaut, le suicidé magnifique, Gallimard, 2019.