Le blog de Jacques Rigaut par Jean-Luc Bitton son biographe & Emma Rebato

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"Mon livre de chevet, c'est un revolver."


Ce blog est le livre "Debord" de mon travail en cours sur Jacques Rigaut,
un «work in progress», souvent méconnu, du biographe à l'oeuvre...
(Cette biographie paraîtra chez Denoël.)

Jean-Luc Bitton



:: 25.8.14 ::

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Exposition Jean Echenoz/Jacques Villeglé
du 4 au 7 septembre 2014
Variations autour de 14


Galerie Nicolas Deman, 12 rue Jacques Callot, 75006 Paris


Il s’agissait, à l’origine, de rendre hommage à Jean Echenoz dont nous admirons les romans depuis près de vingt-cinq ans. A cette fin, nous avons acheté auprès des Editions de Minuit 196 exemplaires de son dernier roman, intitulé 14, fiction sur fond de Grande Guerre, avec le projet suivant : constituer 14 livres-objets, autrement dit 14 boîtes en Plexiglas contenant chacune 14 exemplaires du roman. Sous la 4e de couverture du dernier ouvrage de chaque boîte, nous avons demandé à Jean Echenoz d’écrire une phrase de son choix, extraite du roman et à chaque fois différente, puis de numéroter, dater et signer les 14 boîtes. L’auteur de Cherokee s’est prêté de bonne grâce à cette requête au moyen de son Pilot V5 Hi-Tecpoint 0,5. Lors de la fabrication des 14 boîtes, un accident industriel est survenu. En scellant le capot, la différence de pression a entraîné une projection de colle sur une vingtaine de romans. Il a fallu détruire 11 boîtes car les livres, visibles en transparence, ne devaient souffrir aucun défaut – fût-il minime. Nous avons relancé avec succès le processus de fabrication, récupérant au passage les exemplaires abîmés sans nous résoudre à les jeter. Nous avons alors songé à Jacques Villeglé, figure majeure des Nouveaux Réalistes  dont la première affiche lacérée remonte à 1949 – trente ans avant la publication du Méridien de Greenwich. Nous l’avons contacté le 14 juin dernier puis lui avons confié les ouvrages endommagés. La semaine suivante, Jacques Villeglé a relu 14, puis il s’est armé de cutters, de colle, de ciseaux, de bombe et de feutre, pour illustrer les 14 couvertures que nous présenterons à Saint-Germain-des-Prés, à la galerie Nicolas Deman, du 4 au 7 septembre 2014. A cette occasion, nous exposerons les 14 « cubes » Echenoz.


Contact : Guillaume Daban   g.daban@free.fr



JLB - 25.8.14


:: 22.8.14 ::

La maison de Paul Eluard (suite et fin?)
 



Voué à la destruction, le modeste pavillon qui a hébergé les surréalistes pourrait être rénové, à condition de trouver des financements

«La maison de Paul Eluard transformée en parking?», c'est avec ce titre que, le 10 juillet, Le Figaro se faisait l'écho de la possible destruction d'une maison qui avait appartenu à Paul Eluard et qui avait été le décor de nombreuses créations surréalistes. Ce modeste pavillon de banlieue, en état de délabrement avancé, est situé à Saint-Brice-sous-Forêt, dans le Val d'Oise. L'auteur de Nadja y a vécu avec sa femme Gala et leur fille Cécile, de la fin de l'année 1920 à l'automne 1923. Le conseil municipal, sous l'égide du maire Alain Lorand, avait d'abord projeté une démolition et le terrain aurait servi à l'extension d'un parking baptisé… «Paul Eluard». La rénovation de la maison et la possibilité de la transformer en un musée, un moment évoqué, auraient coûté trop cher à la municipalité. Grâce à l'action de Monique Borde-Germain, présidente de l'association des Amis du Vieux Saint-Brice, la presse est alertée. Les articles produisent leur effet. Aujourd'hui, c'est Alain Lorand en personne, maire de Saint-Brice-sous-Forêt, qui prend son téléphone et alerte Le Figaro: «La maison de Paul Eluard ne sera pas démolie», nous informe-t-il. Visiblement sensible à l'émotion suscitée, il cède le dossier. À charge pour les ayants droits et l'association de récolter des fonds afin de conserver le site historique qui avait bénéficié d'un soutien de poids avec Les Bâtiments de France. Désormais, c'est une autre bataille qu'engage l'Association des Amis du Vieux Saint-Brice, une bataille qui n'est pas forcément plus facile à gagner, car il n'est pas aisé de rassembler des fonds pour sauvegarder les biens culturels. Un lieu symbolique Cette maison, en piteux état, a été le haut lieu du surréalisme, l'un des plus importants mouvements littéraires. C'est dans cet endroit qu'Eluard et Ernst produisirent Répétitions et Les Malheurs des Immortels. La maison a été également le cadre d'un des plus grands tableaux de la peinture, Au rendez-vous des Amis, symbole de la Révolution surréaliste, peint par Max Ernst le 5 décembre 1922 et où figurent André Breton, René Crevel, Robert Desnos, Max Morise, Georges Ribemont-Dessaignes, Jean Paulhan, Benjamin Péret, Philippe Soupault, Roger Vitrac, Jacques Rigaut, Jean Arp, Louis Aragon et Francis Picabia. Le peintre Max Ernst, ancien combattant allemand de la Grande Guerre, arrivé de Cologne avec les papiers d'Eluard, y résida de 1922 à 1923, avant le déménagement vers Eaubonne.

 SOURCE : Le Figaro du 20/08/2014


 NOTE : Le journaliste du Figaro se trompe, Rigaut, Picabia, G. Ribemont-Dessaignes, et R. Vitrac, ne figurent pas dans le tableau de Max Ernst.

Voici la liste des personnages qui y figurent :

 1. L’écrivain René Crevel (1900-1935). 2. Philippe Soupault (1897-1900). 3. Hans Arp (1887-1966). 4. Max Ernst (1891-1976). 5. Max Morise . 6. Dostoïevski (1821-1881). 7. Raphaël (1483-1520). 8. Fraenkel 9. Eluard (1895-1952) 10. Paulhan (1884-1968) 11. Benjamin Péret (1899-1959) 12. Louis Aragon (1897-1982) 13. André Breton (1896-1966). 14. Baargeld (écrivain et plasticien allemand dadaïste)  15. Giorgio de Chirico (1888-1978) 16. Gala Eluard 17. Robert Desnos (1900-1945)


JLB - 22.8.14


:: 21.8.14 ::

Des nouvelles de l'AGS
 


 Suisse : le «tourisme de la mort» multiplié par deux entre 2009 et 2012


Le nombre d'étrangers se rendant en Suisse pour se donner la mort a été multiplié par deux entre 2009 et 2012, les Allemands et les Britanniques arrivant largement en tête, selon une étude publiée ce jeudi. La Suisse est l'un des très rares pays au monde à autoriser l'aide au suicide dès lors que celle-ci ne se fonde pas sur un mobile «égoïste». Cette aide est apportée de façon passive en procurant par exemple les médicaments permettant à une personne de mettre fin à ses jours. En étudiant les données de l'Institut médico-légal de Zurich, des chercheurs suisses et britanniques ont pu déterminer que 611 étrangers non résidents originaires de 31 pays avaient bénéficié d'une assistance à mourir en Suisse entre 2008 et 2012. Parmi elles figurent 268 Allemands et 126 Britanniques, les Français arrivant en troisième position avec 66 patients. Récemment, Nicole Boucheton, la responsable de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) s'était exilée pour mourir selon ses propres volontés. Après une baisse entre 2008 et 2009, le nombre global des suicides assistés commis par des personnes non résidentes en Suisse a été multiplié par deux entre 2009 et 2012, avec des hausses particulièrement nettes pour des pays comme l'Italie (22 cas en 2012 contre 4 en 2009) et la France (19 en 2012 contre 7 en 2009).

 Les maladies neurologiques en tête des raisons invoquées

Les décès sont provoqués par l'absorption de pentobarbital de sodium - également utilisé à fortes doses dans l'euthanasie vétérinaire -, à l'exception de quatre personnes qui ont inhalé de l'helium, une méthode qui a suscité un vif émoi en Suisse en 2008 car jugée trop longue et trop douloureuse. Dans les raisons invoquées par les candidats au suicide assisté, les problèmes neurologiques arrivaient en tête (près de la moitié des cas) devant les cancers et les affections rhumatismales. Un tiers indiquait souffrir de plus d'une pathologie. L'étude relève une tendance à l'augmentation des maladies non mortelles ou des maladies qui ne sont pas arrivées en phase terminale, mais juge prématuré d'en tirer des conclusions en attendant des travaux supplémentaires sur les raisons conduisant les Suisses à recourir au suicide assisté. L'âge des personnes concernées s'étalait de 23 à 97 ans, avec un âge moyen de 69 ans. Les auteurs de l'étude estiment que le développement du «tourisme de la mort» en Suisse a entraîné un vif débat dans plusieurs pays limitrophes dont certains envisagent désormais de modifier leurs législations. «Le grand public se rend compte lentement qu'il est plutôt gênant intellectuellement, mais aussi moralement, de laisser un autre pays faire le sale boulot à sa place» reconnaît le Dr Charles Foster, de l'Université d'Oxford, l'un des auteurs de l'étude.

SOURCE : Le Parisien du 21/08/2014


JLB - 21.8.14


:: 12.8.14 ::

Carpe Diem
 



63. Robin Williams (acteur et humoriste américain),
21 juillet 1951 - 11 août 2014. suicide par pendaison.



JLB - 12.8.14


:: 23.7.14 ::

The date
 



JLB - 23.7.14


:: 10.7.14 ::

« Disparaître c'est réussir. » (Paul Eluard)
 




La maison de Paul Éluard transformée en parking ?


Le père du surréalisme y vécut de 1920 à 1923. Ce pavillon modeste fut le cadre du célèbre tableau Au rendez-vous des amis peint par Max Ernst. La mairie juge la rénovation trop coûteuse.

C'est une modeste maison de banlieue, de 50 m2 à peine, qui paraît délabrée à la vue des volets mangés par la rouille. Mais elle a été traversée par le vent de l'histoire. Dans la petite ville de Saint-Brice-sous-Forêt, une commune du Val-d'Oise composée de 18. 000 âmes, est passé un certain Paul Éluard. Le père du surréalisme a vécu dans la maison en question. Son père, Eugène Grindel, l'avait acquise. L'auteur de La Courbe de tes yeux, avait déjà une certaine notoriété en poésie quand il s'y installa avec sa femme, Gala, et leur fille, Cécile, de la fin de l'année 1920 à l'automne 1923.
Partout ailleurs, et pour la seule raison qu'elle ait été habitée par l'un des plus grands écrivains français, une telle maison aurait fait l'objet d'attention, elle aurait peut-être même été transformée en musée… D'ailleurs, on y avait pensé, puisqu'une plaque avait été apposée l'année dernière: «Maison Paul Éluard. Monsieur Alain Lorand, maire de Saint-Brice-sous-Forêt et son équipe ont le plaisir de vous informer que cette maison sera rénovée et deviendra la Maison du patrimoine.»

Un parking baptisé… Paul Éluard!

Mais voilà, à la fin du mois de juin 2014, le conseil municipal a voté une délibération qui vise à la démolition de cette maison. Il est question d'en faire un parking. Cette information nous est donnée par Monique Borde-Germain, présidente de l'association des Amis du vieux Saint-Brice, qui se bat pour éviter cette catastrophe. Contactée par Le Figaro, la mairie a confirmé ce projet de démolition. Raison invoquée: crise oblige, il est hors de question d'investir ce lieu, cela coûterait trop cher aussi bien en rénovation qu'en gestion d'un éventuel musée. Le conseil municipal a bien cédé sur un point: le parking sera baptisé Paul Éluard! On entend même dans les couloirs dire que, finalement, cette maison n'a aucune valeur.

Aucune valeur? Sur le plan architectural, peut-être. Mais un peu d'histoire littéraire s'impose, s'insurge Monique Borde-Germain. Et de raconter: «C'est dans cette maison qu'Éluard et Ernst produisirent Répétitions et Les Malheurs des Immortels», rappelle-t-elle. D'ailleurs, elle est située dans une zone protégée par les Bâtiments de France. Mieux: ses murs respirent l'art et le talent. Elle a été le cadre d'un des plus grands tableaux de la peinture, symbole de la «révolution surréaliste», Au rendez-vous des Amis, peint par Max Ernst le 5 décembre 1922, où se réunissaient André Breton, René Crevel, Robert Desnos, Max Morise, Georges Ribemont-Dessaignes, Jean Paulhan, Benjamin Péret, Philippe Soupault, Roger Vitrac, Jacques Rigaut, Jean Arp, Louis Aragon et Francis Picabia.

Monique Borde-Germain ajoute un autre fait historique: le peintre Max Ernst, ancien combattant allemand de la Grande Guerre, arrivé de Cologne avec les papiers d'Éluard, y résida de 1922 à 1923, avant son déménagement vers Eaubonne.


Aujourd'hui, il semble bien que cette maison est vouée à la disparition. La mairie comme l'association campent sur leur position. Cela pourrait se terminer devant un tribunal. Espérons que la petite ville de Saint-Brice-sous-Forêt ne se transforme pas en Capitale de la douleur.

SOURCE : Le Figaro du 10 juillet 2014 par Mohammed Aissaoui




JLB - 10.7.14


:: 14.5.14 ::

Searching for Malik
 



36. Malik Bendjelloul (réalisateur et documentariste),
14 septembre 1977-13 mai 2014. suicide.



JLB - 14.5.14

 

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