30.11.13

Les amants du Lutetia




"De quel droit empêcher une personne n'ayant plus de charges, en règle avec le fisc, ayant travaillé toutes les années voulues et exercé ensuite des activités de bénévolat dans des services sociaux, de quel droit la contraindre à des pratiques cruelles quand elle veut sereinement quitter la vie?" (Georgette et Bernard Cazes)





29.11.13

Battements



Cette année, je n'ai pas eu le cœur à faire mon pèlerinage habituel du 6 novembre au cimetière Montmartre. Le dernier album de Daniel Darc reste silencieux sur mon bureau. Pas eu le cœur non plus de l'écouter. 2013 restera une année sans cœur.

 "Ce cœur, mon cœur qui ne bat que pour quoi !" (Jacques Rigaut)

27.10.13

Lou RIP



"Les stupéfiants se passent de justification." (Jacques Rigaut) 


16.10.13

Précision









Bonjour,

Dans votre billet du 12.9.13 sur Love on the Left Bank à la galerie Vu, vous écrivez : « Pour l'anecdote, certaines photographies témoignent même des dissensions internes au sein de ces mouvements, comme le détail reproduit ci-dessus du pantalon de Jean-Michel [Mension] où l'on peut lire : "L'internationale lettriste ne passera pas". »
En fait ce message n'est pas un signe de dissension interne mais un jeu de mots (no passaran !) car il faut plutôt comprendre ici que (le temps de) l'Internationale lettriste ne passera pas !
J'en veux pour preuve l'enregistrement en décembre 1956 d'Histoire de l'Internationale lettriste au cours duquel on entend les lettristes reprendre en chœur (et sept fois plutôt qu'une !) ce slogan – cf. Guy Debord, Enregistrements magnétiques (1952-1961), Gallimard 2010, page 68, et écouter vers deux minutes avant la fin de cet enregistrement sur le CD.

Cordialement,

Alexis

4.10.13

Cravan bande encore! (2)



Nous étions très impatients de nous rendre à cette soirée Arthur Cravan organisée par la revue La Règle du jeu à l'occasion de leur numéro d'octobre consacré intégralement au mythique poète-boxeur. Nous n'allions pas bouder notre plaisir, même si le choix de la revue de Bernard-Henri Lévy nous paraissait quelque peu incongru voire oxymorique, pour accueillir ce légendaire rebelle des Lettres. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, écrivait Alfred de Musset. D'autant plus que ledit numéro avait été concocté par l'ami Bertrand Lacarelle, dont nous avions déjà lu avec beaucoup d'intérêt le dossier consacré à Cravan publié dans la NRF (N° 587) en octobre 2008, mais également ses essais pertinents sur Jacques Vaché et Arthur Cravan. Notre première surprise fut de constater ce soir-là la présence d'un public très clairsemé, mais assurément des fidèles lecteurs et admirateurs du neveu d'Oscar Wilde. Parmi les trois (quatre) pelés et un tondu, nous repérons l'ex (?) éditeur Raphaël Sorin, Olivier Corpet ex-directeur de l'Imec, Stéphane Bonnefoi, biographe de Marc Bernard. Malgré tout, on sent une tension dans l'air, comme si l'esprit de Cravan était prêt à cogner à nouveau sur Paris. Après quelques raclements de gorge et hésitations, la soirée commence avec Yann Moix qui semble lui-même très tendu. L'auteur de Podium, tente alors de donner aux spectateurs son interprétation de Cravan dans un long discours alambiqué qui laisse de marbre la maigre mais fervente assemblée des cravanologues. Une femme se lève pour partir en claquant la porte et en lançant : "Boxez les bavards!" Puis un deuxième inopportun annonce son départ bruyamment en criant : "Bonne soirée Bertrand!" Malgré ces tentatives de déstabilisation, Moix, un peu énervé tout de même, continue le fil de sa démonstration oiseuse devant une salle quasi assoupie. Au point final de son discours, Moix relève le défi que lui a lancé l'inopportun : "Il est où le connard de toute à l'heure, j'aimerais lui foutre mon poing dans la gueule", avant de disparaître lui-même dans l'ombre de l'arrière-salle. Cette fois-ci l'esprit de Cravan semble souffler sur la salle qui se réveille. Las, le scandale attendu n'aura pas lieu. Prudente, l'écrivaine Cécile Guilbert reprend le flambeau en évitant l'écueil de l'intellectualisme pour Cravan, préférant à juste titre s'interroger sur le décalage entre la monstruosité du corps de Cravan et la délicatesse d'esprit qui caractérise le poète-boxeur. S'ensuivit la projection de quelques extraits du documentaire "CravanVSCravan"de Isaki Lacuesta que nous avions déjà vu, mais qui a le mérite de montrer quelques émouvantes et seules images filmées de Cravan flirtant et boxant. A l'ouverture de la deuxième partie de la soirée, un monsieur qu'on tente mollement de repousser s'empare du micro : " J'ai les preuves qui démontrent que Cravan n'était qu'un immense charlatan!!!." Le public retient son souffle, le voici enfin le vrai scandale, Cravan ne serait qu'un vulgaire imposteur. Le mythe s'effondrerait-il sous nos yeux? Magnanimes, les organisateurs de la soirée invitent l'agité à s'asseoir et décident de lui donner la parole. Ce dernier devient subitement calme et se présente avec un accent britannique prononcé comme l'unique petit-fils d'Oscar Wilde! Incroyable coup de théâtre, l'animateur au visage cramoisi confirme que l'intervenant intempestif s'appelle Merlin Holland, et que son grand-père est bel et bien l'auteur du Portrait de Dorian Gray. En observant le petit-fils, on peut apercevoir effectivement le grand-père, une coupe de cheveux dandyesque, la même mollesse désinvolte dans le visage, mais surtout le même esprit caustique. La soirée commence alors à devenir intéressante, voire passionnante. Merlin évoque la visite de son grand-père chez Gide, et du texte qui en découla, publié par Cravan dans sa revue Maintenant, reproduit partiellement dans La Règle du Jeu, avec la version inédite et vengeresse de Gide qui relate à son tour la visite du trouble-fête Cravan. Puis, Bertrand Lacarelle interroge le collectionneur et galeriste Marcel Fleiss, grâce auquel aujourd'hui on peut admirer quelques précieuses reliques et manuscrits du poète-boxeur. La soirée s'achève avec une discussion très animée autour de la vie incroyablement romanesque de Cravan qui mériterait une nouvelle biographie [je laisse la place aux jeunes passionnés] dont l'écrivain pataphysicien Bastiaan Van Der Velden nous offre de nombreux détails inédits dans une brillante chronologie publiée dans la revue. Avant de disparaître dans la nuit germanopratine, je salue Bertrand Lacarelle et ses invités. Raphaël Sorin m'accoste pour me demander des nouvelles de l'achèvement de la biographie de Rigaut. "J'espère que je ne serai pas mort avant sa parution", me lance-t-il en souriant. 2016, c'est demain et vous me semblez en pleine forme Monsieur Sorin. Si vous avez raté la soirée Cravan, précipitez-vous dans une librairie pour acheter ou voler ce numéro cravanesque de La Règle du jeu (20 euros). Vous ne serez pas déçu : une belle présentation d'Arthur par Bertrand Hylarius Lacarelle, un entretien avec l'ange gardien de Cravan, Marcel Fleiss, un texte de Sollers qui pour une fois ne parle pas de lui, l'impressionnante chronologie par Bastiaan Van Der Velden, une amusante conversation autour de Cravan avec Enrique Vila-Matas, le texte Cravan VS Wilde de Merlin Holland, mais aussi ceux de Sébastien Lapaque, Eduardo Arroyo, Marcelin Pleynet, sans oublier les textes de Cravan himself dont des lettres inédites à son père, à sa mère et à ses "trois femmes"… La parution d'une correspondance avec l'une d'entre elles (Sophie Treadwell) est annoncée prochainement aux éditions Cent pages. La petite fille de Cravan apporte aussi un témoignage émouvant sur sa grand-mère Mina Loy et sa mère Jemima Fabienne Cravan Benedict qui avant de se suicider en 1997 enverra les archives concernant son père à tous ses anges gardiens. On trouvera également dans ce riche numéro des documents inédits dont de surprenantes photographies de Cravan en train de s'entraîner ou de combattre sur le ring. Définitivement, oui, Arthur Cravan est vivant! bien plus vivant que certains soi-disant vivants. 



Jemima Fabienne Cravan [Lloyd] Benedict (1919-1997) en décembre 1937, fille de Mina Loy et d'Arthur Cravan, photographie de Carl Van Vechten.








12.9.13

L'amour lettriste sur la rive gauche



Jean-Michel et Fred "internationale lettriste", Paris, 1951,
 tirage N°5/20 par Hans Bol en 2002, format 27,8 X 27,7 cm, 1150 €


 
Détail de Jean-Michel et Fred "internationale lettriste", Paris, 1951.


Love on the Left Bank exposé rive droite

On se précipite immédiatement à la galerie Vu pour y voir (jusqu'au 31 octobre 2013) les sublimes images du photographe hollandais Ed van der Elsken (1925-1990) issues de son livre mythique Love on the Left Bank paru en 1956. Ces photographies relatent une virée amoureuse (avec pour fil conducteur la fascinante muse Vali Myers) au début des années 50 dans un Saint-Germain-des-Prés qui ressemblait encore à quelque chose.  Ce qu'on dit rarement, c'est que dans ces images, on retrouve ceux et celles qui furent les acteurs principaux du lettrisme, de l'Internationale lettriste et de l'Internationale situationniste. Pour l'anecdote, certaines photographies témoignent même des dissensions internes au sein de ces mouvements, comme le détail reproduit ci-dessus du pantalon de Jean-Michel [Mension] où l'on peut lire : "L'internationale lettriste ne passera pas". Dans les reflets des miroirs du café "chez Moineau" (quartier général des lettristes) on aperçoit également Guy Debord, Michèle Bernstein, Gabriel Pomerand, Serge Berna, Joël Berlé et bien d'autres aujourd'hui disparus. Jean-Michel Mension raconte cette époque merveilleusement agitée dans un livre La Tribu paru aux éditions Allia en 1998. Il est conseillé de le lire avant de se rendre à l'exposition pour mieux comprendre les coulisses des images d'Ed van der Elsken. Les visiteurs les plus aisés pourront s'offrir pour quelques milliers d'euros les tirages originaux des superbes instantanés de cette oisive jeunesse rebelle sans le sou, à tout asservie... aux stupéfiants, à l'alcool et à l'amour.      

9.9.13

Arthur Cravan bande encore!



“Qu'il vienne celui qui se dit semblable à moi, que je lui crache à la gueule.”
(Arthur Cravan)


“Il faut remettre une fois par an son avenir en jeu.” (Arthur Cravan)

23.8.13

Achevé d'imprimer


Mon ami Fabrice Lefaix qui m'interrogeait récemment avec bienveillance sur la date d'impression de la biographie, m'a donné une idée lumineuse pour choisir judicieusement ce moment tant attendu, voire inespéré : "Tu devrais la publier pour le centenaire du mouvement Dada qui aura lieu en 2016." Effectivement, le début de l'année 1916 marque l’ouverture à Zurich en Suisse, d’une éphémère boite de nuit, le « Cabaret Voltaire », d’où vont surgir des étincelles de révolte, puis un incendie insurrectionnel et subversif qui va se propager comme une traînée de poudre à travers le monde : le mouvement Dada… dont Rigaut deviendra un membre influent et exemplaire. Quoi de plus normal alors que de faire coïncider cette publication avec cette commémoration que quelques-uns commencent déjà à évoquer. Rendez-vous donc en 2016, Inch'Allah!

17.8.13

Today is the last day of my life




On Friday night, Yahoo took down Martin Manley's website. A spokesperson told me: "After careful review, our team determined that this site violated our Terms of Service and we took it down."

Un site miroir de My life and death

3.8.13

8.6.13

DEADLINE




"Seuls ceux qui vont mourir savent toucher un homme s’il est vivant." (Jacques Rigaut) 

"Je rentre à l’instant de l’hôpital et, pour la première fois depuis ces dernières heures, je suis seul avec moi-même. J’alterne entre euphorie et désespoir. Je me sens comme saoul, assommé.

Moi qui croisait les doigts pour ne pas devoir me faire opérer, pour ne pas devoir subir un long et lourd traitement, je suis en partie exaucé. Le verdict est tombé : il n’y a rien à faire. Il me reste approximativement trente jours à vivre.

J’ai 58 ans et je n’en aurai jamais 59. Je mourrai en 2013.

Sur le trajet du retour, mon fils m’a donné l’idée de faire un blog, de me forcer à écrire mes impressions pour chacun des derniers jours de ma vie. Afin de les conscientiser, de les vivre intensément, de laisser un souvenir. Et de ne pas me réveiller un matin en me disant « plus qu’une semaine », « plus que deux jours », « plus rien ».

Le nom de ce blog est, bien entendu, inspiré du chef-d’œuvre de Victor Hugo qui marqua mon adolescence. Mais il ne s’agit plus d’un pamphlet politique. Des grandes espérances, de ma juvénile ambition de changer le monde il ne reste que trente petits jours.

Je ne souhaite pas entrer dans les détails concernant la maladie. Je ne souhaite pas entrer dans les particularismes de ma vie. Et parce que le temps m’est compté, il n’y aura pas de commentaires, pas d’adresse de contact. Du moins, de mon vivant.

Je m’excuse également par avance auprès d’éventuels lecteurs pour les fautes de frappe qui jalonneront certainement ces billets. Je n’ai jamais été très attentif à l’orthographe. J’avoue que c’est à présent le cadet de mes soucis.

Je me sens désœuvré. J’ai tant à faire avant l’échéance fatidique que je ne sais par quel bout commencer. Les idées se bousculent dans ma tête, les cris, les pleurs, les sentiments. Je suis spolié, victime d’une profonde injustice. Mais en même temps déjà résigné. Au moins ce blog me donne un moyen d’action.

Je sens poindre en moi la motivation pour faire des millions de choses. Des petites bulles d’enthousiasme qui gonflent puis éclatent, me laissant l’amère sensation que tout cela est vain, qu’on verra bien demain.

Hier encore, j’avais toute la vie devant moi. Trente ou quarante années, au bas mot. Aujourd’hui trente jours. Je pense que je ne réalise pas encore. Je dois être sous le choc.

Bon, je pense que mon fils doit avoir créé et configuré le blog. Il m’a même créé un compte Twitter. Je vais pouvoir poster ce premier billet.


À demain…" La suite ICI 

2.6.13

Jap Gambardella le magnifique



La grande injustice du dernier festival de Cannes s'appelle "La Grande Bellezza" (La Grande Beauté en VF), le dernier film de Paolo Sorrentino aurait mérité la Palme d'Or qui a été attribuée à un réalisateur dont le démagogue discours de remerciements a déclenché, à juste titre, une vive polémique. On conseillera donc aux lecteurs et lectrices du blog Rigaut de se précipiter dans les salles obscures pour déguster le magnifique film de Sorrentino. Le vrai Gatsby est italien, il s'appelle Jap Gambardella aka l'excellent comédien Toni Servillo. Ecrivain sexagénaire presque sans oeuvre, Jap Gambardella dérive avec élégance dans une Rome sublime et mortifère, méditant sur la vacuité de son existence. Pour tromper son ennui, il organise sur sa terrasse d'incroyables fêtes où le Tout-Rome vient s'étourdir dans une sorte de transe collective alimentée par les drogues et l'alcool qui coule à flots. Le jour se lève, ça m'apprendra, semble dire la moue de l'écrivain désabusé mais juste. Il y a du Jacques Rigaut chez Jap Gambardella. Quand il fait une confidence au spectateur : "J'étais destiné à la sensibilité." Rigaut a écrit lui-même : "Le Désir a été la sensibilité de mon enfance." Quand Jap croise une mondaine et qu'il lui demande son métier, la belle lui répond : "Je suis riche". "Un très beau métier", conclut-il.





27.5.13

"Le plaisir lorsque c'est une blessure."



Demain mardi 28 mai 2013, à partir de 14h30, vente aux enchères publiques chez Artcurial de manuscrits dont quelques feuillets de Jacques Rigaut. Des lignes inédites dont cet aphorisme : "Le plaisir lorsque c'est une blessure." On notera dans cette vente la présence de documents situationnistes et des correspondances inédites de Guy Debord. Le catalogue est consultable et téléchargeable en ligne.

22.5.13

La mort de Dieu




On se souvient du Scandale de Notre-Dame, le jour de Pâques, où le lettriste Michel Mourre habillé en moine dominicain annonça la mort de Dieu devant quelques milliers de fidèles médusés. Peut-on rapprocher le sermon blasphématoire de Mourre au geste définitif tout aussi blasphématoire du samouraï païen Dominique Venner. L'historien droitiste avait-il lu Drieu et Jacques Rigaut? Probablement.

"Un regret subsiste : on ne voudrait pas partir avant de s’être compromis ; on voudrait, en sortant, entraîner avec soi Notre-Dame, l’amour ou la République." (Jacques Rigaut)

12.5.13

Taylor Mead (31 décembre 1924 - 8 mai 2013)


Pic by Cati Laporte


Post du 6 juin 2005

"Finally la bibliothèque était fermée... J'appelle alors Cati qui me fait découvrir son quartier : l'East Village. En fin d'après-midi, nous nous rendons chez Bill, son ami peintre qui organise une vente de ses tableaux dans le très bel appartement d'un immeuble qui semble insignifiant de l'extérieur mais intégralement Art déco à l'intérieur. Le propriétaire aveugle nous souhaite la bienvenue. Un énorme ventilateur apporte un peu de fraîcheur aux invités auxquels on offre des grands verres de San Pellegrino glacée avec une tranche de citron. Je songe à J.R qui aurait sa place dans cette ambiance surannée... Nous ne sommes pas là par hasard. Nous discutons avec Sandy, la délicieuse dame qui tient les Ecrits de Rigaut sur la photo, elle a connu la famille du Comte de Roussy de Sales, le préfacier de "Papiers Posthumes" publié au Sans Pareil en 1934. Elle me promet de m'appeler pour me communiquer le tél d'un descendant de la famille qui vit à New York et qui j'espère a conservé les archives du Comte... Le monsieur à côté d'elle est le poète Taylor Mead qui a joué son propre rôle dans "Coffee and Cigarettes", le film de Jim Jarmush. Taylor a également joué dans les films d'Andy Wharol. Aujourd'hui, il continue à écrire de la poésie. On peut l'entendre au "Bowery Poetry Club" où je dois me rendre demain soir."

1.5.13

L'amie américaine



Cole Porter & la décoratrice d'intérieur Elsie de Wolfe,
amie de Jacques Rigaut (1934)

14.4.13