Le blog de Jacques Rigaut par Jean-Luc Bitton son biographe & Emma Rebato

eXTReMe Tracker

"Mon livre de chevet, c'est un revolver."


Ce blog est le livre "Debord" de mon travail en cours sur Jacques Rigaut,
un «work in progress», souvent méconnu, du biographe à l'oeuvre...
(Cette biographie paraîtra chez Denoël.)

Jean-Luc Bitton



:: 5.1.12 ::

Des nouvelles de Daniel (Bis Repetita Placent)
 



"Si. Je trainais avec des gens d’extrême droite. Même si je suis d’extrême gauche. Enfin j’étais… L’époque du punk, les gens s’en font une idée super cool, mais c’était pas du tout ça. Il y avait de tout, et ça se barrait dans tous les sens. Ce qui fait que tu pouvais très bien parler avec un maoïste et cinq minutes plus tard, avec un nazi. Et puis on se connaissait tous. C’est ce qui a pu se passer au Etats-Unis au tout début du bop ou même en France à Saint-Germain-des-Prés. Il y avait un truc à essayer, fallait le faire, on s’en foutait de ce qui se passait. C’est étrange. Je crois qu’avec Drieu, c’est ce qui s’est passé, d’ailleurs. Mais c’est surtout Jacques Rigaud [sic], pour moi. Comme pour Le Grand Jeu. C’est une revue avec Daumal, Roger Gilbert-Lecomte. Pour moi, ils ont un rôle assez proche de celui de Jacques Rigaud [sic], là-dedans. Daumal est plus articulé… Il y a ceux qui arrivent à s’adapter et puis les autres. C’est assez darwinien comme truc, en fait. Je sais plus ce que je voulais dire. C’est bien, parce que ça me touche, en fait… Ah oui, si, Drieu. Je l’ai connu par un mec d’extrême droite. Non, en plus c’est pas vrai, je me fais une sorte de légende, là. Je l’ai connu parce que je lisais. Mais la littérature est plus intéressante, pour moi, à l’extrême droite qu’à l’extrême gauche… [...] C’est comme courir un marathon. Moi, je fais du 100 mètres. C’est aussi lié à un mec que Miossec cite pas mal, qui est Henri Calet. Je l’ai découvert, et j’ai eu l’impression de lire Céline, mais sans la haine. Et ça fait du bien. Céline, petit nerveux, un peu. Il y a toute la beauté du monde à portée de main, mais il va pas aller voir, il a trop peur et il va rester à fixer le sol en disant : « Enculé de Juif, enculé de Juif ». Il y a Rigaud [sic] aussi. Dans Le Feu-Follet, il a une chance de s’en sortir, mais il ne s’en sort pas. Je pense que si Rigaud [sic] avait pu écrire, il s’en serait sorti. Mais je ne pense pas qu’il faille privilégier ceux qui n’y arrivent pas, même si j’ai tendance à le laisser entendre, des fois. Il faut arriver à faire son truc. Mais peut-être que je suis né pour décevoir."


L'intégralité de l'interview de Daniel Darc dans HARTZINE


JLB - 5.1.12

 

Boutique DADA

Archives Rigaut

02/2005
03/2005
04/2005
05/2005
06/2005
07/2005
08/2005
09/2005
10/2005
11/2005
12/2005
01/2006
02/2006
03/2006
04/2006
05/2006
06/2006
07/2006
08/2006
09/2006
10/2006
11/2006
12/2006
01/2007
02/2007
03/2007
04/2007
05/2007
06/2007
07/2007
08/2007
09/2007
10/2007
11/2007
12/2007
01/2008
02/2008
03/2008
04/2008
05/2008
06/2008
07/2008
08/2008
09/2008
10/2008
11/2008
12/2008
01/2009
02/2009
03/2009
04/2009
05/2009
06/2009
07/2009
08/2009
09/2009
10/2009
11/2009
12/2009
01/2010
02/2010
03/2010
04/2010
05/2010
06/2010
07/2010
08/2010
09/2010
10/2010
11/2010
12/2010
01/2011
02/2011
03/2011
04/2011
05/2011
06/2011
07/2011
08/2011
09/2011
10/2011
11/2011
12/2011
01/2012
02/2012

 

 

Autre site du même auteur :

Emmanuel Bove,
la vie comme
une ombre

 

  

 

 

 

 

Powered by Blogger

 

Webdesign Emma Rebato - 2005